samedi 4 octobre 2008

REFERE EN SUSPENSION AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF

Refere-Suspension

Article L. 521-1 du Code de justice administrative

A Monsieur le Président du Tribunal administratif de Nice statuant en référé

POUR : M. Patrice MIRAN, conseiller municipal 756, Chemin du Pioulier 06140 Vence, M. Loïc DOMBREVAL, conseiller municipal, 288, Chemin des Méllières Est 06140 Vence, Mme Laurence IMPERAIRE épouse BORONAD, conseillère municipale 1072, Avenue de Provence 06140 Vence, Mme Catherine LE LAN , conseillère municipale, 2431, Route de Cagnes La Bergerie 28 06140 Vence, Yves ROUSGUISTO, conseiller municipal, 503, Chemin de la Pouiraque 06140 Vence, M. Jean-Antoine BURRONI, conseiller municipal 24, Chemin des Mauberts 06800 Cagnes sur Mer, M. Auguste GUGLIELMAZZI, conseiller municipal 298 avenue du Général de Gaulle,06670 Levens, M. Jean GIRBAS conseiller municipal 2 rue Sublier , 06670 Levens , Mme Marie- Christiane PILLET épouse DEY, conseillère municipale 409 Chemin des Trigands 06640 Saint-Jeannet, M. Eric LALLEMAND, Mas Cabri 57 Chemin de Vallestreche, RAINERO Gilles 27 BD Jean Dominique Blanqui 06340 La Trinité

Demandeurs .

CONTRE: L’arrêté du 16 septembre 2008 par lequel le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur.

A Monsieur le Président du Tribunal administratif de Nice

I - Faits et procédure

CHRONOLOGIE

Par arrêté du 16 septembre 2008, M. le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur.

Cet arrêté s’inscrit dans le cadre du processus de transformation de la CANCA en communauté urbaine.

En droit, l’article L5211-41 du CGCT dispose que « Lorsqu'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre exerce déjà, au lieu et place des communes qui le composent, les compétences fixées par le présent code pour une autre catégorie d'établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, cet établissement peut se transformer, sous réserve qu'il remplisse les conditions de création, en établissement public de cette catégorie par délibérations concordantes de l'organe délibérant et des conseils municipaux des communes membres se prononçant dans les conditions requises pour la création de l'établissement public de coopération intercommunale. »

Il faut donc tout d'abord que la communauté d'agglomération exerce déjà les compétences fixées par le code pour la catégorie d'établissement de coopération intercommunale dans laquelle elle veut se transformer.

Par délibération du 29 août 2008, la CANCA a en conséquence engagé une procédure d’extension de ses compétences sur le fondement des dispositions de l’article L 5211-17 du CGCT au terme duquel « les communes membres d'un établissement public de coopération intercommunale peuvent à tout moment transférer, en tout ou partie, à ce dernier, certaines de leurs compétences dont le transfert n'est pas prévu par la loi ou par la décision institutive ainsi que les biens, équipements ou services publics nécessaires à leur exercice.

Sur la forme, cette disposition ajoute que « Ces transferts sont décidés par délibérations concordantes de l'organe délibérant et des conseils municipaux se prononçant dans les conditions de majorité requise pour la création de l'établissement public de coopération intercommunale. Le conseil municipal de chaque commune membre dispose d'un délai de trois mois, à compter de la notification au maire de la commune de la délibération de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale, pour se prononcer sur les transferts proposés. A défaut de délibération dans ce délai, sa décision est réputée favorable » » et que « Le transfert de compétences est prononcé par arrêté du ou des représentants de l'Etat dans le ou les départements intéressés ».

La CANCA est composée de 24 Communes.

Les conseils municipaux des communes de Villefranche sur Mer, Falicon, Castagniers, Aspremont, Levens, Saint-Jeannet, Colomars, Nice, Saint-Laurent-du-Var, Saint Martin du Var, Eze, Tourette-Levens, Beaulieu-sur-Mer, Vence, Cagnes-sur-Mer, la Roquette-sur-Var, Saint-Blaise, Duranus, la Trinité, Cap d’Ail, Saint André la Roche se sont prononcés favorablement.

Les conseils municipaux des communes de La Gaude et Coaraze se sont opposés au projet d’extension de compétences.

Le conseil municipal de la commune de Saint-Jean-Cap-Ferrat ne s’est à ce jour pas prononcé.

Le Préfet des Alpes-Maritimes a pris l’arrêté étendant les compétences de la CANCA en considérant que les conditions de majorité requises par l’article L 5211-17 étaient remplies.

Or, il est manifeste que les conseils municipaux n’ont disposé ni du délai nécessaire ni des informations minimales requises pour se prononcer valablement sur le projet d’extension des compétences, en violation grave et manifeste des libertés fondamentales que constituent la libre administration des collectivités locales et le droit à l’information des élus.

Il est tout aussi manifeste qu’eu égard à la portée et à la nature des compétences nouvellement transférées, cet arrêté ne pouvait intervenir sans délibérations préalables des conseils municipaux sur leurs conditions financières et patrimoniales et sans consultation du CTP.

Les requérants, sollicitent par le présent recours la suspension de cet arrêté de création en raison de son illégalité.

II- Discussion

L’article L. 521-1 du Code de justice administrative dispose :

« Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ».

Le Tribunal constatera qu’en l’espèce, les conditions d’octroi de la suspension sont réunies à savoir l’urgence (A) et le doute sérieux sur la légalité de la décision (B).

A- Sur le caractère d’urgence

Il résulte de la décision du Conseil d’Etat en date du 19 janvier 2001 (confédération nationale des radios libres, req. N° 228-815) que :

« La condition d’urgence à laquelle est subordonnée le prononcé d’une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision administrative contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requerrant ou aux intérêts qu’il entend défendre ; qu’il en va ainsi alors même que la décision n’aurait un objet ou des répercussions que purement financier ».

Le transfert des compétences qui résulte de l’arrêté préfectoral entraîne des conséquences majeures pour l’ensemble des communes concernées dès lors qu’elle conduit à un transfert de l’ensemble des biens, droits et obligations, ainsi que des services qui y sont attachés.

Ces transferts sont quasiment irréversibles sans désorganisation grave de l’administration publique locale.

Par ailleurs, ainsi qu’il a été indiqué, l’arrêté querellé s’inscrit dans le cadre du processus de transformation de la CANCA en communauté urbaine. Les communautés urbaines du fait de leurs compétences et de leur régime fiscal constituent les EPCI à fiscalité propre les plus intégrés. Elles sont créées sans limitation de durée ni possibilité de retrait pour leurs communes membres.

Il apparaît donc que la condition d’urgence est remplie.

B- Sur le doute sérieux quant à la légalité

L’arrêté du 16 septembre 2008 portant extension des compétences de la communauté d’agglomération de Nice Côte d’Azur sont intervenus ensuite d’une procédure irrégulière méconnaissant tant le principe fondamental selon lequel les conseils municipaux doivent être complètement informés des conséquences de leurs délibérations que les dispositions de l’article L. 5211-17 du Code général des collectivités territoriales.

1. Les modalités de consultation des communes en vue de l’extension des compétences ont été conduites dans des conditions manifestement illégales.

En effet, il résulte des dispositions de l’article L 5211-17 du CGCT que « Le conseil municipal de chaque commune membre dispose d'un délai de trois mois, à compter de la notification au maire de la commune de la délibération de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale, pour se prononcer sur les transferts proposés ».

En conséquence le préfet ne peut pas prendre sa décision avant l'expiration de ce délai de trois mois, sauf si toutes les communes ont délibéré avant son échéance, avant que le terme de 3 mois se soit écoulé et alors même que le projet aurait recueilli la majorité qualifiée requise ( CAA de Paris 2 décembre 2004 – commune de Chennevières-sur-Marne et TA Melun, 25 mai 2000, Cne Chennevières-sur-Marne c/ préfet Val-de-Marne, cité par Circ. min. int., 13 juill. 2000 : Mon. TP 24 nov. 2000, TO, p. 392. – Rép. min. n° 4477 : JO Sénat Q 27 févr. 2003, p. 724 ; Collectivités-Intercommunalité 2003, comm. 93)

En l’espèce, il est constant que le conseil municipal de la commune de Saint Jean Cap Ferrat n’avait pas délibéré à la date à laquelle l’arrêté a été pris.

2. La consultation des conseils municipaux a été par ailleurs conduite dans des conditions méconnaissant le droit à l’information des élus locaux.

Ce droit est une des composantes et des conditions du droit d'exprimer librement son suffrage, qui a lui-même été consacré comme une liberté fondamentale en tant que corrolaire du droit de vote (CE, 7 févr. 2001, Cne Pointe-à-Pitre. – 18 mai 2001, Meyet et Bouget : AJDA 2001, p. 640, chron. M. Guyomar et P. Collin) .

En effet, il a été indiqué aux conseils municipaux dans le cadre d’une charte annexée d’ailleurs aux délibérations qui ont été prises que d’une part les communes restaient « le lieu privilégié pour le maintien et le développement des services publics de proximité au service des populations » et que d’autre part «la communauté urbaine décidait de créer des pôles de proximité ». Cette gestion de la proximité est sensée donner à la communauté urbaine la capacité d’intervenir efficacement et dans les meilleurs délais, dans les domaines qui intéressent au quotidien la population. Ces pôles situés au sein même des communes d’un même secteur, tout en dépendant de la communauté urbaine seront placés auprès des maires concernés qui disposeront d’une délégation de fonction notamment dans le domaine de l’entretien de la voirie, de la propreté e t c…Les personnels transférés à la communauté dans ces domaines poursuivront leur tâche sur place sous la direction de « référents », fonctionnaires communautaires, qui chacun dans leur domaine, prendront l’attache du ou des maires pour définir au jour le jour la meilleure gestion de proximité possible.

A supposer que dans ces conditions les critères d’évaluation des charges transférées correspondent à ceux contenus dans la loi du 13 août 2004 et qu’une réelle mutualisation des moyens puisse être réalisée ( ce qui est l’objectif principal assigné par la loi à ces opérations de regroupement inter-communal) ces affirmations de principe ne pourront être mises en œuvre dès lors notamment que l’article L5211-17 du CGCT dispose que les transferts de compétences entraîne celui des « biens, équipements ou services publics nécessaires à leur exercice » et que l’article L 5211-4-1 dispose que « Le transfert de compétences d'une commune à un établissement public de coopération intercommunale entraîne le transfert du service ou de la partie de service chargé de sa mise en oeuvre. Les fonctionnaires territoriaux et agents territoriaux non titulaires qui remplissent en totalité leurs fonctions dans un service ou une partie de service transféré en application de l'alinéa précédent sont transférés dans l'établissement public de coopération intercommunale. Ils relèvent de cet établissement dans les conditions de statut et d'emploi qui sont les leurs ».

La décision des conseils municipaux a ainsi été prise sur la base d’informations erronées, entachant gravement leur liberté d’expression.

En matière de coopération intercommunale, il convient que les conseils municipaux ne se soient pas «prononcés au vu de renseignements inexacts» induisant une approbation «donnée dans des conditions incompatibles avec la libre expression de leur volonté» (CE, 22 avril 1970, Commune de Saint-Barthélémy et autres, Rec. CE 1970, p. 270 ; CE, 2 oct. 1996, Commune de Poulainville et Commune de Bourg-Charente, Commune de Gondeville, Commune de Mainxe, AJDA 1996, p. 1022 et s., cône/. Touvet L, RFD adm. 1997, p. 1209, note Cammarata et Gaïa).

Cette exigence est d’autant plus forte que la création d’une communauté urbaine constitue un processus largement irréversible qui engage l’avenir des communes et de leurs administrés.

En l’espèce, aucune information permettant un consentement valable des conseils municipaux n’est intervenue

3. Sur l’absence de consultation des Commissions Techniques Paritaires (CTP)

Il n’a été engagé aucune consultation préalable des Commissions Techniques Paritaires respectives des différents Conseils Municipaux alors même que l’article 33 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précise :

« Les comités techniques paritaires sont consultés pour avis sur les questions relatives :

1° A l'organisation des administrations intéressées ;

Aux conditions générales de fonctionnement de ces administrations ;

3° Aux programmes de modernisation des méthodes et techniques de travail et à leur incidence sur la situation du personnel ;

4° A l'examen des grandes orientations à définir pour l'accomplissement des tâches de l'administration concernée ;

5° Aux problèmes d'hygiène et de sécurité. Ils sont obligatoirement consultés sur les mesures de salubrité et de sécurité applicables aux locaux et installations, ainsi que sur les prescriptions concernant la protection sanitaire du personnel. Ils sont réunis par leur président à la suite de tout accident mettant en cause l'hygiène ou la sécurité ou ayant pu entraîner des conséquences graves ».

Or, il est incontestable en l’espèce que l’extension des compétences aura des conséquences sur l’organisation et le fonctionnement des administrations intéressées.

De la même manière, les articles 95 à 97 de la loi n° 84-53 demandent l’avis de la Commission Technique Paritaire avant la suppression d’emplois, ce qui est le cas pour les communes affectées par le transfert de compétences.

Dans son arrêt N° 244138, du 22 novembre 2002 concernant la création de la CANCA, le Conseil d’Etat avait pu considérer que « en s'abstenant de définir les modalités selon lesquelles les communautés d'agglomération peuvent disposer des personnels nécessaires à l'exercice de ces compétences, le législateur a nécessairement entendu qu'elles se dotent de ces personnels par les voies de droit commun, c'est-à-dire soit par la création d'emplois soit par la mise à disposition d'agents par des communes membres, le cas échéant après la création de l'établissement » et que « les transferts de personnels au profit d'une communauté d'agglomération résultent de décisions distinctes de l'acte de création et qui peuvent lui être postérieures ; que dès lors, cet acte n'a pas en lui-même à être soumis aux comités techniques paritaires des communes membres »

La Haute juridiction s’était alors fondée sur les dispositions de l’article L 5211-5 au terme dequelles « Le transfert de compétences entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements, et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5./ Toutefois, lorsque l'établissement public de coopération intercommunale est compétent en matière de zones d'activité économique, les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à l'exercice de cette compétence sont décidées dans les conditions de majorité qualifiée requise au II. Il en va de même lorsque l'établissement public est compétent en matière de zones d'aménagement concerté. L'affectation des personnels est décidée dans les mêmes conditions ». L’article L 5211-17 était formulé de manière identique.

Cela étant, la loi n° 2002-276 a abrogé cette disposition des articles L 5211-5 et L 5211-17 et créé un article L 5211-4-1, au terme duquel « Le transfert de compétences d'une commune à un établissement public de coopération intercommunale entraîne le transfert du service ou de la partie de service chargé de sa mise en oeuvre. Les fonctionnaires territoriaux et agents territoriaux non titulaires qui remplissent en totalité leurs fonctions dans un service ou une partie de service transféré en application de l'alinéa précédent sont transférés dans l'établissement public de coopération intercommunale. Ils relèvent de cet établissement dans les conditions de statut et d'emploi qui sont les leurs ».

En conséquence, eu égard au caractère immédiat et global des transferts de compétences résultant de l’arrêté du 16 septembre 2008, les avis susvisés devaient nécessairement intervenir avant la délibération des assemblées, et en tout état de cause, avant l’arrêté du représentant de l’Etat car l’avis des Commissions Techniques Paritaires n’a de sens que dans la mesure où il apporte un éclairage à une prise de délibération et ce, afin de permettre aux conseils municipaux comme au conseil communautaire d’effectuer leur choix en pleine connaissance des enjeux. Il n’a pas pour objet de venir enregistrer une décision déjà prise, or c’est le cas désormais puisque l’arrêté du Préfet engendre un transfert effectif des compétences par application du sixième alinéa de l’article L. 5211-17 et dessaisit ainsi les communes membres des compétences transférées pour leur substituer de plein droit la communauté d’agglomération, dans le cadre des compétences communautaires dans toutes leurs délibérations et dans tous leurs actes.

Dès l’extension des compétences, les communes membres ne sont donc plus compétentes pour empêcher le transfert de personnel, il en résulte qu’une saisine du Comité Technique Paritaire devient alors sans objet. En conséquence, pour répondre à l’esprit de la loi n°84-53 et de donner tout son sens à l’avis émis par le comité, ce dernier doit être saisi et se prononcer avant la délibération acceptant ou rejetant l’arrêté de périmètre de chacune des communes concernées. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le Conseil d’Etat qui, dans sa décision n° 168403 du 11 mars 1998 :

« Aux termes de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984, les comités techniques paritaires sont consultés pour avis sur les questions relatives 1° A l’organisation des administrations intéressées ; 2° Aux conditions générales de fonctionnement de ces administrations (…) ; que la consultation ainsi prévue des comités techniques paritaires, qui a pour objet, en associant les personnels à l’organisation et au fonctionnement du service, d’éclairer les organes compétents des collectivités publiques, doit intervenir avant que ces dernières ne prennent parti sur les questions soumises à cette consultation ».

Dès lors, l’absence de saisine des comités techniques paritaires tend à fausser l’appréciation des assemblées délibérantes et porte atteinte à la légalité des délibérations : « En l’absence d’une telle consultation, préalablement à la délibération du Conseil Municipal, la commune de Rognes n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la délibération (…) » (Conseil d’Etat, Section du contentieux, 11 mars 1998, n° 168403, commune de Rognes c/ Union syndicale CGT.

L’illégalité des délibérations des communes engendrent nécessairement l’illégalité de l’arrêté.

4. L’absence de délibération spécifique concernant le transfert des zones d’activités économiques

La décision en cause porte notamment extension des compétences de la communauté aux matières suivantes :

« 1°) En matière de développement et d’aménagement économique, social et culturel de l’espace communautaire :

a) création, aménagement, entretien et gestion de zones d’activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire et aéroportuaire »

En droit, aux termes de l'article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales: "Le transfert de compétences entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements, et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5. Toutefois, lorsque l'établissement public de coopération intercommunale est compétent en matière de zones d'activité économique, les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à l'exercice de cette compétence sont décidées dans les conditions de majorité qualifiée requise au II. Il en va de même lorsque l'établissement public est compétent en matière de zones d'aménagement concerté ».

Ainsi que l’a relevé la Cour administrative d’appel de Lyon :

« l'article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales institue aussi par son cinquième alinéa un régime particulier pour le transfert des compétences en matière de zones d'activité économique et de zones d'aménagement concerté qui implique que les communes membres d'un établissement public de coopération intercommunale ne puissent lui transférer ces compétences sans que leurs conseils municipaux et le conseil de l'établissement public aient délibéré, dans les conditions de majorité requise et préalablement à l'entrée en vigueur de l'arrêté préfectoral prononçant le transfert, non seulement sur le principe du transfert de ces compétences, mais également sur les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à leur exercice et sur l'affectation des personnels concernés » (CAA Lyon, 10 février 2005, n°03LY01572).

Une telle solution avait déjà été retenue par la Cour administrative d’appel de Marseille et le Conseil d’Etat statuant sur le recours formé à l’encontre de l'arrêté de création par voie de transformation du District de Montpellier en communauté d’agglomération : l’illégalité de celui-ci avait été constatée en conséquence de l'illégalité de l'arrêté ayant préalablement étendu les compétences de l'établissement public de coopération intercommunale transformé sans délibérations préalables sur les conditions de transfert des zones (CAA Marseille, 12 juin 2001, Min. int., district agglomération de Montpellier, préc. supra n° 70. – CE, 29 avr. 2002, district agglomération Montpellier, préc. supra n° 40). L’arrêt du 12 juin 2001 rappelait clairement que :

« (…) il résulte des dispositions de l’article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales que, pour les communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale puissent transférer librement certaines de leurs compétences à cet établissement public, (…) doivent, (…) lorsque les compétences transférées portent sur les zones d’activités économiques ou sur les zones d’aménagement concerté, régler par des délibérations spécifiques, les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à l’exercice de ces compétences, ainsi que les conditions d’affectation des personnels concernés.

Considérant que le transfert effectif des compétences est prononcé par arrêté du représentant de l’Etat dans le ou les départements intéressés ; que cette décision a pour effet, en vertu de l’article L. 5211-17 précité, de dessaisir, dès son intervention les communes membres de ces compétences et de substituer en la matière, de plein droit, l’établissement public de coopération intercommunale à ces communes dans toutes ces délibérations et dans tous leurs actes ;

Considérant qu’en conférant une telle portée juridique à la décision prise par le représentant de l’Etat, le législateur a entendu permettre à cette autorité, d’une part de se prononcer sur un projet cohérent, en appréciant notamment, lorsqu’il comporte un transfert de compétences en matière de zones d’activité économique et de zones d’aménagement concerté, la consistance des moyens matériels et humains qu’il est envisagé de mettre à la disposition de l’établissement public pour l’exercice de ces compétences, sur lesquelles les communes membres ne pourront plus légalement délibérer par la suite, d’autre part, de permettre à cet établissement public, d’exercer de manière effective lesdites compétences, dès l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral ; qu’il en résulte que le transfert de compétences décidé en matière de zone d’activité économique ou de zones d’aménagement concerté ne peut être légalement prononcé par le représentant de l’Etat dans le département que si ces délibérations spécifiques portants sur les biens immobiliers ont été préalablement prises, selon les modalités prévues par le cinquième alinéa de l’article L. 5211-17 précité »

Et dans son arrêt N° 244138, du 22 novembre 2002 concernant la création de la CANCA, le Conseil d’Etat n’avait écarté un tel moyen qu’au motif que « les transferts de biens et de personnels relatifs aux zones d'activité économique et aux zones d'aménagement concerté reconnues d'intérêt communautaire sont décidés par les communes membres, dans les conditions de majorité requises pour la création de l'établissement, au plus tard à la date de reconnaissance de l'intérêt communautaire ». Cette solution a été d’ailleurs consacrée s’agissant des communautés d’agglomération dès lors que cette question ne peut être tranchée qu'après que le conseil communautaire a déterminé celles de ces zones qui sont d'intérêt communautaire (CE, 18 déc. 2002, Cne Hyères-les-Palmiers : Juris-Data n° 2002-243453 ; Collectivités-Intercommunalité 2003, comm. 67, note J. Moreau).

Dès lors, il apparaît que :

Une délibération spécifique aurait du intervenir dans chaque conseil municipal concerné au vu d’établir les conditions dans lesquelles celles-ci peuvent être transférées et ce dans les modalités de consultation prévues au II de l’article 5211-5 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Le transfert de compétences étant effectif lors de l’arrêté d’extension, ces délibérations auraient du intervenir avant la promulgation de l’arrêté par le Préfet.

Or, il apparaît qu’aucune délibération spécifique n’est intervenue, entachant d’irrégularité l’arrêté du Préfet.

Cette irrégularité, résultant de la méconnaissance avérée d’un texte particulièrement clair et explicité par une jurisprudence constante et bien établie est pour le moins de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

5°) La non atteinte du seuil de population nécessaire au passage en Communauté Urbaine

Pour passer en communauté urbaine une communauté d’agglomération doit atteindre le seuil de population légale de 500000 habitants (l’article. L5215-1.du Code des Collectivités Territoriales). La notion de population légale est utilisée en droit. Au sens large, elle désigne l'ensemble des chiffres officialisés. Dans un sens plus restreint, elle désigne pour une commune, la population totale .La population totale est celle qui est prise en compte dans l'application des lois et des règlements aux collectivités (en particulier pour les questions budgétaires et fiscales article R2151-2 du code des collectivités territoriales). La loi du 27 février 2002, relative à la démocratie de proximité, a modifié en profondeur les méthodes de recensement. Depuis janvier 2004, le comptage traditionnel est remplacé par des enquêtes de recensement annuelles.
Les communes de moins de 10 000 habitants continuent d'être recensées exhaustivement, comme lors des précédents recensements mais une fois tous les 5 ans au lieu de tous les 8 ou 9 ans.
Les communes de 10 000 habitants ou plus font désormais l'objet d'une enquête annuelle mais auprès d'un échantillon de 8 % de la population, dispersé sur l'ensemble de leur territoire. Au bout de 5 ans, tout le territoire de ces communes est pris en compte et les résultats du recensement sont calculés à partir de l'échantillon de 40 % de leur population ainsi constitué.
À partir de la fin de l'année 2008, à l'issue des cinq premières enquêtes de recensement, l'Insee publiera pour la première fois la population légale de chaque commune, puis, à partir de 2009, les résultats statistiques complets sur les habitants et leurs logements. Cependant, avant 2008, l'Insee diffuse des résultats provisoires issus des enquêtes annuelles de recensement. Toutefois, jusqu'à la publication du premier décret d'authentification des populations légales issues du recensement rénové, les populations authentifiées en 1999 (ou à la suite de recensements complémentaires) restent en vigueur. Tout juste peut-on considérer que le traitement statistique des enquêtes annuelles de recensement dans les villes de plus de 10000 habitants début 2008 par l’INSEE constituent une information permettant d’anticiper les résultats du futur recensement avec une marge d’erreur de 0.75 % pour une population de 500000 habitants par rapport à un recensement classique (cf. www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/demo/documents/Leger_Raulot.pdf). On peut ainsi estimer la marge d’erreur des estimations produites autour de 2 %. ( le 1 % de marge retenu par l’INSEE pour toutes ses enquêtes + les 0.75 liés à la nouvelle technique de recensement).

Dans cette optique, sur le territoire de la CANCA, seules les données issues du recensement de 1999 pour les communes de moins de 10000 habitants peuvent ainsi constituer une base d’évaluation sérieuse de la population totale, même si légalement seuls les chiffres de 1999 sont à prendre en compte jusqu’à la publication du décret d’authentification. En utilisant donc ces seuls chiffres on obtient pour la CANCA une population de 498822 ( marge d’erreur 1.75 %) contre 533070 en utilisant les résultats provisoires 2008 des enquêtes annuelles de recensement alors que la population légale est de 484877.

On peut dès lors considérer que le seuil de 500000 habitants prévu par l’article. L5215-1.du Code des Collectivités Territoriales a été ignoré par Mr le Préfet des Alpes Maritimes .

Par ces motifs,

Les requérants concluent qu’il plaise au Tribunal administratif :

-de suspendre l'arrêté du Préfet des Alpes-Maritimes en date 16 septembre 2008 par lequel le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur ;

-de lui allouer sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative, la somme de 3 000 euros.

Avec toutes conséquences de droit.

A Vence, le 29 septembre 2008

Signatures

Patrice MIRAN : Loïc DOMBREVAL :

Yves ROUSGUISTO : Catherine LE LAN :

Jean-Antoine BURRONI : Auguste GUGLIELMAZZI :

Jean GIRBAS : Marie- Christiane PILLET ép. DEY :

Eric LALLEMAND : Anny BRIZZI :

Laurence IMPERAIRE ép. BORONAD : RAINERO Gilles :

Bordereau des pièces communiquées

Pièce n° 1 – Arrêté préfectoral en date du 16 septembre 2008 par lequel le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur.

mercredi 17 septembre 2008

MOTION A L’ADRESSE DU MAIRE DE LA TRINITE

MOTION A L’ADRESSE DU MAIRE DE LA TRINITE

Considérant que la transformation envisagée en communauté urbaine de la communauté d’agglomération Nice Côte D’azur aurait pour conséquence une modification radicale des conditions dans lesquelles la ville de la Trinité est aujourd’hui administrée, celle-ci ne pouvant plus alors exercer sa liberté que dans le cadre de simples compétences de proximité en raison de la nature et de l’ampleur des attributions dont la loi prévoit le transfert obligatoire à la communauté urbaine.

Considérant que la transformation envisagée aurait également pour effet de modifier en l’altérant la portée du vote local des trinitaires en ce que, contrairement au conseil municipal, l’instance communautaire qui présiderait alors aux destinées essentielles de la ville serait constituée d’élus au suffrage indirect seulement.

Considérant que ces modifications d’importance seraient de surcroît définitif, la loi interdisant à une commune membre d’une communauté urbaine de s’en retirer,

Le conseiller municipal soussigné : RAINERO Gilles,

Estime que les trinitaires doivent être pleinement informés des conditions et conséquences de l’adhésion de la ville à la communauté urbaine envisagée,

Juge indispensable et légitime que, devant l’importance des modifications que cette adhésion entraînerait de manière automatique et irréversible, les trinitaires puissent exprimer leur volonté collective dans un cadre légal et incontestable,

Rappelle les dispositions de l’article L2141-1 du Code général des collectivités territoriales selon lesquelles

« le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celle-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales, est un principe essentiel de la démocratie locale »

Demande en conséquence au maire de proposer au conseil municipal de soumettre à un référendum local, tel que prévu par les articles LO1112-1 et suivants du Code général des collectivités territoriales, l’adhésion éventuelle de la ville de la Trinité à la communauté urbaine qui pourrait se substituer à la communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur.

Fait à la Trinité, le 11 septembre 2008,

RAINERO Gilles Bousquet Anna

POUR L’ORGANISATION D’UN REFERENDUM

APPEL AUX TRINITAIRES

POUR L’ORGANISATION D’UN REFERENDUM SUR L’ADHESION EVENTURELLE DE LA VILLE A LA COMMUNAUTE URBAINE DU GRAND NICE

La TRINITE doit continuer d’exister

La communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur (C.A.N.C.A.) a décidé de se transformer en communauté urbaine dès le 1er janvier prochain, avec l’aval du maire de la TRINITE.

En même temps que le patrimoine de la ville, c’est l’ensemble des principales prérogatives que celle-ci exerce aujourd’hui sous le contrôle direct des trinitaires qui serait transféré à la communauté urbaine, comme par exemple le droit des sols. Autrement dit, la Trinité ne serait plus en quelque sorte qu’un quartier de Nice et c’est Nice qui déciderait de ce qui se fera à la Trinité (Prison, H.L.M., etc….)

La démocratie doit continuer de vivre à la Trinité

C’est pourquoi, indépendamment de l’avis que chaque citoyen peut porter sur cette transformation juridique du statut de notre commune, il nous paraît nécessaire qu’une campagne d’information soit lancée et qu’un référendum droit de local soit organisé, comme la loi en donne la possibilité au maire, pour décider ou pas de l’adhésion de notre ville à la communauté urbaine niçoise.

Monsieur Jean Louis SCOFFIE a fait savoir par voie de presse qu’il se positionne en faveur de la C.U, il refuse aux trinitaires le s’exprimer sur ce sujet. Il nous appartient de l’y contraindre en rassemblant sous forme de pétition les demandes de 1/5ème des 6844 électrices et électeurs Trinitaires donc à peu près 1369 électeurs. C’est ce qu’ensemble nous sommes déterminés à faire, pour que vive la Trinité et pour que vive la démocratie.

www.rainerogilles.blogspot.com.

Élus d’Opposition (S-E), Ensemble pour La Trinité.

Anne-Marie Bousquet et Gilles Rainero.

lundi 8 septembre 2008

VIVRE ENSEMBLE POUR LA TRINITE

VIVRE ENSEMBLE POUR LA TRINITE

CLOTURE DE L'UNIVERSITE D'ETE 2008

Clôture de l’Université de rentrée du MoDem

François Bayrou, qui aspire à être le pivot de l’opposition à Nicolas Sarkozy, a appelé dimanche les socialistes à se rapprocher du MoDem pour réussir l’”alternance” en 2012, en clôturant l’université d’été de son parti à Cap Estérel, près de Saint-Raphaël (Var).
“Le jour où la question de l’alternance sera à l’ordre du jour, la question sera celle de l’efficacité”, car “toute victoire électorale suppose des rassemblements”, a déclaré l’ex-candidat à la présidentielle, devant plus de 2.000 militants.
“Le rassemblement suppose (..) d’accepter la différence” et “s’il le faut la concurrence”, a lancé le président du Mouvement Démocrate (MoDem) dans un message aux socialistes, sans les nommer.
“Nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s’agira de construire ensemble”, a-t-il déclaré. “Je sais bien qu’il n’est pas facile de passer des frontières, mais c’est en passant des frontières qu’on bâtit des pays pionniers”.
Tout au long de cette “université de rentrée”, le leader centriste a voulu se poser en principal opposant à Nicolas Sarkozy, à la place d’un Parti socialiste qu’il juge englué dans une “crise de fin de cycle”, sans leader et avec une “idéologie d’un autre temps”.
Les propos du député européen Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, évoquant vendredi dans Libération la possibilité d’un “contrat de gouvernement” avec le MoDem, sont tombés à point pour celui qui ambitionne de “faire bouger les lignes” politiques.
Parmi les principaux invités à Cap Estérel figuraient l’ancien ministre PS des Affaires étrangères Hubert Védrine, ainsi que la romancière Fred Vargas, très engagée dans le mouvement de soutien à l’ex-membre des Brigades rouges Cesare Battisti.
Le député des Pyrénées-Atlantiques s’en est pris de façon très offensive à la politique de Nicolas Sarkozy. “La République en France, elle est de moins en moins démocratique, de moins en moins laïque et de moins en moins sociale”, a-t-il déclaré dimanche, dénonçant une “régression”.
Celui qui veut faire du MoDem une “force de résistance”, avec des socialistes mais aussi des gaullistes, a dénoncé l’”injustice” et l’”arbitraire” de nombreuses décisions (affaire Tapie, fichier Edvige, financement du RSA), citant le limogeage du chef de la sécurité en Corse pour “crime de lèse-pelouse de copain de sa majesté” et a regretté une “extraordinaire ambiance de cour”.
En 2012, “les Français chercheront une société humaniste pour prendre la place de la société d’injustice” du pouvoir actuel, a-t-il affirmé, en dressant les grands axes du “projet de confrontation” autour duquel, veut-il croire, se rassembleront “une majorité de Français”.
Ce projet devra favoriser la “création” au niveau des entreprises, des chercheurs et des artistes, comporter “une réforme fiscale de grande ampleur qui favorise l’initiative et le risque” et instaure le “prélèvement à la source” de l’impôt sur le revenu, a-t-il dit.
Il devra viser “une société juste”, en se concentrant sur “l’école” avec “un effort national sur le plus jeune âge dans les milieux fragiles”, ainsi qu’une “société durable” avec, pour réduire la dette publique, un nouvel objectif pour le déficit public, de 1,5% du PIB au lieu de 3%. “C’est le chiffre à partir duquel la dette n’augmente plus”, a-t-il calculé.
Il a aussi repris les principaux thèmes de sa campagne en 2007: “séparation des pouvoirs”, “loi électorale juste”, indépendance des médias et de la justice.

(Source AFP)

jeudi 4 septembre 2008

MA POSITION SUR LE PASSAGE EN COMMUNAUTE URBAINE,

Que je partage avec, La liste Union MoDem 06

www.union-modem06.com

Le passage de la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur (CANCA) en Communauté Urbaine mérite mieux qu’un débat à la va-vite.

La politique du fait accompli, imposé aux communes et aux citoyens sans consultation en profondeur, peut conduire à des dérives et aboutir dans la réalité à un véritable recul démocratique.

La transformation de la CANCA en Communauté Urbaine entraînerait le doublement de la dotation de l’Etat pour échelon territorial qui regroupe 24 communes. Cette carotte financière est tentante et mérite bien évidement d’être étudiée, mais elle ne saurait justifier à elle seule une marche rapide et forcée vers ce changement de statut qui sera dans les faits irréversible.

L’argument principal développé pour plaider cette accélération de tempo réside dans le risque de voir au-delà du 1er janvier 2009 un texte de loi modifier à la baisse cette dotation financière. La plaidoirie peut paraître recevable, mais démontre également à l’inverse, en ces temps de rigueur budgétaire, qu’aucun financement n’est pérenne et ne saurait donc constituer une motivation unique et décisive.

Les répercussions de cette transformation ne sont pas négligeables en matière de compétences (voirie communale, parcs de stationnement, urbanisme en particulier) et la crainte de certaines communes parait légitime. Comme pour les motivations financières, ces transferts de compétences ne sauraient constituer à eux seuls un argument décisif pour se prononcer pour ou contre la transformation en Communauté Urbaine.

Compte tenu du calendrier imposé, il est urgent que les élus retrouvent un sursaut démocratique et exigent deux conditions indispensables pour réaliser une éventuelle transformation de Communauté d’Agglomération en Communauté Urbaine :

1/ La présentation d’un véritable projet structurant pour la Communauté Urbaine

2/ La consultation démocratique des habitants des 24 communes concernées.

Nos concitoyens gardent en mémoire les promesses faites lors de la création de la CANCA et les remarques ultérieures de la Cour régionale des comptes qui dénonçaient, quelques années plus tard, l’inflation des frais (notamment de personnel) généré par cette nouvelle institution. L’organisation territoriale française est pléthorique (Communes, Conseil général, Conseil régional, intercommunalités). Prenons garde à ne pas créer une nouvelle usine à gaz, sans véritable projet, sans adhésion des populations concernées.

La liste Union MoDem 06

www.union-modem06.com

vendredi 8 août 2008

Mme BOUSQUET Anne-Marie et Mr RAINERO Gilles,

Élus à La Trinité sur liste, « Ensemble pour La Trinité »

Le 6 août 2008,

MONSIEUR LE MAIRE DE LA TRINITE

OBJET : Demande de rendez-vous.

Monsieur Le maire,

La crise économique que subit notre pays est durable, les produits de première nécessité subissent des hausses spectaculaires. Les familles et les français les plus pauvres en subissent plus durement les effets.

Dans se contexte, l’augmentation de 3,8 % des repas de la cantine, votée par votre majorité produira des effets négatifs graves sur le budget des familles aux revenus les plus modestes. Nous avons ma collègue et moi-même refusé de voter l’augmentation de 3,8 % les tarifs des repas de la cantine, nous pensons en effet que d’autres solutions sont possibles et refusons de pénaliser encore les familles.

Certaines familles survivent avec 630 € par mois, dans ce contexte vous aurez compris qu’il est impossible de payer la cantine, même au tarif réduit.

A terme, nous pouvons craindre une paupérisation et une désocialisation d’une part de la population.

En première mesure d’urgence, nous demandons la gratuité des repas, pour les enfants des familles à faible revenu, fragilisées. Ils n’ont parfois que ce seul repas équilibré et complet journalier possible.

Ce n’est pas des mesures de caritatives, mais de justice sociale que nous cherchons à mettre en place.

Nous pensons que les recettes compensatoires sont réalisables dans des économies de gestion immédiates. Nous vous demandons, ma collègue et moi-même de nous recevoir pour vous présenter les mesures qui permettront à trouver des réponses et permettre de résoudre les problèmes évoqués.

.

Vous remerciant par avance,

Je vous prie de recevoir, monsieur Le maire, nos sincères salutations.

A-M Bousquet & G. Rainero.

27, bd Jean-Dominique Blanqui. 06340- La Trinité

Rentrée difficile. 3,8 % d’augmentation de la cantine.

Rentrée difficile.

3,8 % d’augmentation de la cantine.

Nul n’est besoin d’être prophète pour pronostiquer une rentrée difficile.

Plus difficile encore pour 8 millions de pauvres dans notre pays. 12,3 % des Azuréens vivent sous le seuil de la pauvreté. La moitié des citoyens pauvres de la région subsiste avec moins de 640 euros par mois, soit le plus faible niveau de vie en France (N-M 28 /07).

Combien sont-ils, ces pauvres dont on ne parle pas, dans notre commune ?

Nous ne disposons d’aucun chiffre officiel, pourtant bien utile pour évaluer la pertinence d’une action sociale communale..

Tout le monde le sait, tous les produits de première nécessité ont fortement augmenté. La réponse de la majorité est d’augmenter de 3,8% les tarifs des repas de la cantine.

Ma collègue et moi avons refusé de voter l’augmentation qui pénalise encore les familles, particulièrement les plus pauvres.

Notre politique est de mettre l’Humain au centre de nos préoccupations.

Nous pensons que des recettes compensatoires sont réalisables dans des économies de gestion, c’est une question de priorité politique.

Par mesure de sauvegarde, pour les enfants des familles aux revenus faibles, qui n’ont parfois que ce seul repas complet journalier possible, nous réclamons la gratuité des repas. Ce n’est pas une mesure de caritative mais de la justice sociale.

Le débat est lancé avec les trinitaires.

www.rainerogilles.blogspot.com.

Élus d’Opposition (S-E), Ensemble pour La Trinité.

Anne-Marie Bousquet et Gilles Rainero.

Ensemble pour La Trinité

COMPTE RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL DU 17JUILLET 2008.

Retranscription du Compte rendu du 12 juin 2008,

Nous votons Contre.

Page 16, A propos de votre permis de construire illégal que j’ai signalé à Mr Le Préfet en mars 2006 :

Appellent de votre part des commentaires déplacés et tendancieux ; Le vocable que vous utilisez « dénonciations » même assortis de guillemets est lourd de sens dans la mémoire collective et fait rappel aux périodes noires de l’histoire de La Trinité et de notre pays ; alors qu’il s’agissait de vous éviter une infraction grossière au code de l’urbanisme qui s’impose de la même manière à tous. Je vous demande instamment de bien vouloir modifier ce commentaire « dénonciations » en utilisant un vocable adapté.

Je précise à l’assemblée, que je ne souhaite pas polémiquer sur des actes passés et régularisés, que mes actions sont conduites par la volonté d’une bonne gestion des Affaires Publiques, en faisant abstraction des considérations partisanes et personnelles. Il ne faut donc pas essayer de voir dans cette affaire autre chose que la recherche du respect de la loi de la république ; Je demande que l’intégralité de mon intervention soit retranscrite au prochain compte rendu, et renouvelle ma demande de voir disparaître le vocable « dénonciations »

J’émets le souhait de voir que les commentaires des comptes rendus soient assortis de plus de neutralité, de courtoisie, de respect des convictions politiques et morales des élus siégeant dans cette assemblée. Merci d’en prendre note.

Délibération N° 1 : Indemnités de fonctions des membres du Conseil Municipal.

Nous votons Pour.

Nous sommes contraints de revoter cette délibération du Conseil municipal du 10 Avril 2008, à laquelle nous nous étions abstenus à cause du manque de clarté dans l’énoncé de cette délibération que j’avais signalé. Déplore la perte de temps que cela provoque.

Délibération N°2 : Désignation du représentant de la commune à la commission locale d’évaluation des transferts de charge – Communauté de l’Agglomération Nice Cote d’Azur.

Nous nous élevons contre le principe de toujours déléguer les représentants de la majorité UMP dans les instances inter communales (CANCA, C.U, SIVOM) en faisant fi des autres composantes de la représentation du peuple. Une attitude sectaire et archaïque, contraire à tout esprit démocratique ;

Nous votons contre.

Délibération N° 3 : Règlement intérieur du Conseil Municipal.

Rappeler à l’assemblée que vous répondez à la loi en faisant voter un nouveau règlement dans les 6 mois qui suivent l’élection du nouveau conseil municipal.

ARTICLE 4 – Accès aux dossiers.

La loi dit ( art.2121-13) » Tout membre du conseil municipal a droit , dans le cadre de ses fonctions, d’être informé des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération ». Les dispositions que vous préconisez dans votre règlement intérieur, « Toute question, demande d’information complémentaire ou intervention d’un membre du conseil municipal auprès de l’administration communale , devra se faire sous couvert du maire ou de l’Adjoint délégué par écrit 48 heures avant le date de consultation souhaitée » constituent à notre avis une réduction des droits des élus et des citoyens, C’est probablement illégal et en tous les cas irréaliste ; En effet comment obtenir cette autorisation ? Par courrier, par lettre recommandée, par téléphone, mail ? Nous ne savons pas - Et comment disposer du temps matériel suffisant pour obtenir un renseignement sur un dossier, dés lors que nous recevons l’ordre du jour du conseil municipal par RAR le samedi matin, et qu’il reste trop peux de temps pour obtenir les contacts et les informations. Nous sommes opposés à ces dispositions.

ART 17- Accès et tenue du public.

Nous demandons que soit autoriser les questions écrites de la part du public à l’un des membres du conseil municipal, pas uniquement au maire. Nous ne comprenons pas cette volonté d’interdire la participation des citoyens en muselant l’expression du peuple.

ART 34 – Bulletin d’information Locale

Nous souhaitons que soient préciser,

Un calendrier de parution de l’information municipale (3V), avec date butoir pour le dépôt des contributions de chaque intervenant.

Mise à part les publications inhérentes à l’intérêt communal, nous souhaitons que l’équité soit respectée en termes d’espace dédié à chaque groupe représenté au sein du conseil municipal. Les dispositions fixant les dimensions des espaces doivent êtres consignées dans le règlement intérieur.

Nous ne pouvons pas accepter que les dispositions du règlement soient dirigées vers les groupes d’opposition uniquement – le règlement s’impose à tous, équitablement, y compris vers le groupe majorité.

Je rajouterais, de part la nature des difficultés financières confronté par la commune, de réduire la parution du 3V à une publication par mois, au lieu des deux actuellement.

Dans l’état, nous votons contre,

Délibération N° 4 : Délégation de pouvoirs au maire en vertu des art L.21122-22 et 2122-23 du code général des collectivités territoriales.

Je me suis ému des pouvoirs exorbitants que la délibération que vous nous avez demandé de voter le 27 mars 2008, vous conférait. J’avais raison puisque La Préfecture nous fait préciser le contour des délégations de pouvoir délégué.

Nous votons pour.

Délibération N° 5

Votons pour, puisqu’il y aura une enquête publique et que les citoyens pourrons s’exprimer et faire valoir leurs arguments, au commissaire enquêteur, s’il y a lieu.

Délibération N° 6

Votons pour.

Délibération N° 7. Transfert de gestion des accueils périscolaires, matin et soir, au SIVOM Val de Banquière.

Nous nous sommes déjà exprimés sur les raisons de notre refus de déléguer les compétences communales. Concernant l’effort financier que cela représente, nous sommes inquiets de voir se dégrader les services aux familles, aux enfants des familles les plus fragiles. Votons contre,

Délibération N° 8. Fixation du prix public des repas de restauration scolaire pour les écoles maternelles et élémentaires.

3,18 % en plus, dans une période où la vie quotidienne des ménages les plus modestes est très durement vécue. Où les salaires ne suivent pas le réajustement du coût de la vie ; Là auss,i comme précédemment, nous nous inquiétons pour les familles les plus faibles.

Nous sommes contre toute augmentation du tarif des repas, sans avoir régler le problème du délégataire scolarest, qui fait peser des prix des repas sur la collectivité, et donc sur la population. Nous vous demandons instamment de régler le problème pour rechercher des économies et de refuser les augmentations. Cette situation n’a que trop durée. Agissez !

Nous votons contre l’augmentation des tarifs cantine.

Délibération N° 9 – 10 – 11- 12 – 13- 14- 15 – 16 – 17- 18- 19- 20-21.

Pour

lundi 7 juillet 2008

Communauté Urbaine, Acte 1

Le, 7 juillet 2008.

COMMUNAUTÉ URBAINE

Par respect de la démocratie, les trinitaires doivent pouvoir se prononcer sur un sujet qui modifiera durablement leur avenir en diminuant profondément les prérogatives communales.

Nous proposons dans un souci de transparence et de loyauté, l’organisation d’urgence d’un débat public, avec toutes les composantes des intervenants de cette restructuration.

Bien tardivement à l’annonce d’une modification structurelle, on met en avant les avantages qui abonderont les ressources de la nouvelle communauté urbaine.
Mais qu’en est-il des communes ?
L’augmentation d’une strate administrative supplémentaire, révèle une forme d’économie que le citoyen a du mal à apprécier.

Nous avons acquis l’expérience dans ce domaine ; nous savons que les promesses se résument souvent à des leurres, que les urgences invoquées sont invérifiables.
L’information diffusée par Nice-Matin du 26 Juin 2008 est incomplète et insuffisante.

Affirmer, comme le fait Le maire : « tout le monde va y gagner » relève d’une analyse pour le moins rapide. Décréter l’urgence pour réaliser cette Communauté Urbaine, augure mal qu’une information rationnelle soit mise à la disposition des citoyens ; vivons-nous sous le règne du bon vouloir du prince et des effets d’annonces ?

Nous sommes toujours en attente des bienfaits et d’un partage équitable entre les communes, promis par la majorité U.M.P, lors de notre adhésion à la CANCA, notre premier magistrat n’a pas été en capacité de tenir ses engagements ; en sera-t-il autrement aujourd’hui ? Nous sommes toujours en attente d’un projet pour notre commune et ignorons tout du projet de la Communauté Urbaine.

Dans de telles conditions, nous ne soutenons pas la politique de renoncement municipal.

Élus d’Opposition, « Ensemble pour La Trinité. »

Anne-Marie Bousquet et Gilles Rainero.

www.rainerogilles.blogspot.com

samedi 5 juillet 2008

Élections internes du Mouvement Démocrate 06.

Élections internes du Mouvement Démocrate 06.

LA LISTE AGORA 06

Quelques idées et objectifs de la liste AGORA 06.

Avec une réponse aux questions posées par les adhérents de la 9ème circonscription.

"L'utopie d'hier et d'aujourd'hui est la réalité de demain."

André Gide

HISTORIQUE

Présidentielles 2007: près de 7 millions d'électeurs soutiennent François Bayrou au premier tour.

Trois messages porteurs mobilisent au-delà de tous clivages une population désireuse de:

- faire de la politique autrement,

- mettre l'humain au centre de l'économie et de la politique,

- écouter, réfléchir, décider et agir avec un souci de protection du vivant et de l’environnement.

Aujourd'hui plus d'un an après avoir entendu ces messages, nous décidons de poursuivre cet élan en présentant une liste aux élections internes du Mouvement Démocrate 06.

LA LISTE AGORA 06

Elle est constituée de femmes et d'hommes répartis sur l'ensemble du département des Alpes-Maritimes.
Elle est composée d'adhérents, de candidats et d'élus.
Elle est riche des diversités des adhérents MoDem: UDF, CAP21, nouveaux MoDem venus de différents partis de droite ou de gauche, ou n’ayant jamais fait de politique, mais aussi venant du milieu associatif, issus des différentes zones géographiques de notre département, et respectant la diversité de la société française.

Elle est ouverte aux adhérents isolés.
Elle a pour volonté de défendre les valeurs du Mouvement Démocrate, comme nous le rappelons plus haut.

QUELQUES VALEURS OU OBJECTFS

- Mettre en commun nos compétences au service de tous au-delà de clivages ou de clans qui pourraient naître.

- Garantir à chacun la possibilité d'être entendu dans le respect des valeurs démocratiques.

- Organiser ce mouvement efficacement afin d'en faire un excellent outil politique, tout en conservant son dynamisme et son attractivité.

Afin d'accueillir toutes celles et ceux qui placent l'idée de bien vivre ensemble au-delà du bien-être individuel et ceci dans la promotion d'un véritable développement durable, c’est à dire qui tienne compte de la protection de la Terre et de tout ce qu’elle contient. Et avec une volonté de solidarité internationale et d'un co-développement efficace.

Voici quelques valeurs ou objectifs qui animent notre démarche.

LISTE D'UNION OU PROGRAMME COMMUN ?

1) Une liste d'union structurée autour d'un programme cohérent bâti ensemble:
certains, craignant des divisions inutiles et énergivores, appellent de leurs voeux la constitution d'une liste d'union.
François Bayrou lui-même rappelle l’importance de la cohésion et de la solidarité à l’intérieur de notre mouvement.
Aurons-nous la sagesse et la capacité de les faire ( l'union et la liste ! ) ?

Nous aurions souhaité une liste d'union. Où des listes sur des idées et non pas des listes menées par des leaders dont l'ambition première ( unique ? ) est d'être élu.

Cette démarche de liste d'union si elle se concrétise, doit être réalisée par tous dans le respect des idées de chacun.

2) Ou une liste unique:
il ne faut pas confondre liste d’union avec une liste unique, non démocratique, dont une composante dominerait les autres et qui se constituerait en cercle fermé.

Sinon, nous pouvons au moins nous entendre sur la volonté de mettre en oeuvre et d'utiliser les compétences de tous en évitant des conduites individualistes contraires aux valeurs démocratiques que nous voulons défendre.

NOS SOUHAITS ET NOS PROPOSITIONS

Nous devons aussi nous accorder pour faire en sorte que ce mouvement ne soit pas freiné dans son élan lorsqu'un de ses responsables est accaparé par une élection.

Nous avons à prendre en compte la formidable richesse humaine qui caractérise l'ensemble des adhérents et notre volonté de leur permettre de s'exprimer dans une assemblée départementale et de s'impliquer dans le Mouvement alors que le Conseil Départemental ne comprendra qu'une soixantaine d'élus.

Nous devons bâtir un programme d'actions pour les années à venir dans notre département en mobilisant les compétences et sensibilités de chacun et aborder notamment les problèmes majeurs de notre département: un fort développement de la zone littorale parfois au détriment de l'arrière pays, un manque de logements pour actifs dans les bassins d'emplois, des transports en commun inexistants ( navettes maritimes côtières ) insuffisants et inadaptés, un environnement qui se dégrade de manière irrémédiable, une agriculture raisonnée ou biologique insuffisante, une recherche et une utilisation des énergies renouvelables inexistantes, quand cette dernière n'est pas interdite, écoconstructions inexistantes ...

Ce programme d'actions doit bénéficier de toutes les compétences des membres du Mouvement Démocrate d'une part et s'appuyer sur les expériences d'autres départements et d'autres pays européens.

Enfin il doit pouvoir aider les élus de notre Mouvement à structurer leur action en cohérence et synergie avec l'ensemble des actions menées par les services municipaux de leur commune, dans le département mais aussi ailleurs en France.

Nous devrons nous rassembler autour d’un projet fidèle aux valeurs de notre Mouvement mais sans le joug de l'ambition personnelle de têtes de liste inamovibles et omnipotententes. Une fois notre programme construit et structuré nous serons en mesure de pourvoir à l'attribution des différents postes conformément aux consignes nationales.

Il est aussi évident que cette campagne interne ne peut pas être menée, dans la forme et dans l'esprit, de la même façon que serait menée une campagne électorale classique contre des adversaires politiques.

Nos objectifs sont le respect de la démocratie ainsi que l'efficacité de nos actions et il est évident que nous sommes partisans d'une liste d'union structurée sur ce principe fondamental et cet objectif sans nommer en premier lieu les ou des têtes de liste.

COLLEGIALITE

La liste AGORA 06 qui se proposera au choix des adhérents le 27 septembre prochain, part dès à présent dans un état d'esprit collégial. Aucune place n'a été attribuée; même la tête de liste sera élue démocratiquement par les membres de la liste.

EN CONCLUSION

Une élection est basée sur des idées, puis des personnes, incarnant ces idées, et ayant une capacité à les porter et à les mettre en oeuvre puis à les défendre lors des élections locales, nationales ou européennes.
Mais, compte tenu de la grande diversité des adhérents de ce mouvement et de notre histoire récente, chaque personne susceptible d'en prendre la présidence devra considérer que bien que les ambitions politiques personnelles soient légitimes, elles passeront après l'intérêt du Mouvement Démocrate.

Soyez les bienvenus sur notre liste !

La liste AGORA 06.

dimanche 22 juin 2008

COMPTE RENDU DU CONSEIL MUNICIAL DU 12 JUIN 2008

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Ensemble pour La Trinité

COMPTE RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL DU 12 JUIN 2008.

Retranscription du compte Compte rendu du 10 Avril 2008,

Pour.

Délibération N° 1 : Approbation du Compte Administratif 2007.

Remarques :

  • Les états A6 .1 et A 6.2 du compte administratif (dans les dernières pages ), dont l’objet est de retracer les informations relatives à l’équilibre des opérations financières, qui permettent à la collectivité de s’assurer que les conditions d’équilibre fixées par l’article L 1612-4 du CGCT, concernant le remboursement du capital de l’annuité des emprunts par des ressources propres sont remplies.

Je constate qu’il vous manque 200 229,87 euros et donc l’article L 1612-4 du CGCT n’est pas respecté

C’est une des raisons pour lesquelles je vote CONTRE le COMPTE ADMINISTRATIF 2007.

Détail d'un article de code :





Article L1612-4

Créé par Loi 96-142 1996-02-21 jorf 24 février 1996

Le budget de la collectivité territoriale est en équilibre réel lorsque la section de fonctionnement et la section d'investissement sont respectivement votées en équilibre, les recettes et les dépenses ayant été évaluées de façon sincère, et lorsque le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement au profit de la section d'investissement, ajouté aux recettes propres de cette section, à l'exclusion du produit des emprunts, et éventuellement aux dotations des comptes d'amortissements et de provisions, fournit des ressources suffisantes pour couvrir le remboursement en capital des annuités d'emprunt à échoir au cours de l'exercice.

Cité par:

Décret n°99-317 du 26 avril 1999 - art. 8 (Ab)
Décret n°2003-1010 du 22 octobre 2003 - art. 65 (Ab)
CODE GENERAL DES IMPOTS, CGI. - art. 1648 B (Ab)
CODE GENERAL DES IMPOTS, CGI. - art. 1648 B (M)
CODE GENERAL DES IMPOTS, CGI. - art. 1648 B (M)
CODE GENERAL DES IMPOTS, CGI. - art. 1648 B (M)
Code de l'action sociale et des familles - art. R314-65 (V)
Code de la construction et de l'habitation. - art. L421-19 (V)
Code de la construction et de l'habitation. - art. L421-21 (V)
Code des juridictions financières - art. L232-7 (M)
Code général des collectivités territoriales - art. L1772-1 (V)

Délibération N° 2 : Approbation du Compte Gestion Administratif 2007, par Monsieur Nabholtz, Trésorier.

Vote : Contre ; nous ne sommes pas en possession du document.

Délibération N° 3 : Affectation du résultat 2007 budget ville.

Vote : Contre.

Délibération N° 4 : Compte administratif 2007, Régie des Transports.

Vote : Pour.

Délibération N° 5 : Approbation du compte régie des transports par le trésorier ;

Vote : Pour

Délibération N° 6 à 7 :

Vote : Pour.

Délibération N° 8 : Approbation de la modification des statuts du SIVOM Val de Banquière :

Vote : Contre. Nous déplorons la mise à l’écart des élus des oppositions dans les instances intercommunautaires, Val de Banquière et La CANCA, la pluralité des opinions de la communauté trinitaire n’est pas respectée ; seuls les élus majoritaires siègent dans ces deux instances. Nous pensons qu’il s’agit d’une volonté d’écarter les oppositions. Ce qui, compte tenu de la montée en puissance de ces instances et du rôle qu'elles sont appelées à remplir, est préjudiciable à la démocratie.

Délibération N° 9 : Transfert de gestion au SIVOM Val de Banquière des accueils péri scolaires du service animation enfance :

Vote Contre : Propos discourtois et déplacés de l’Adjoint présentant cette délibération, Je site « Les choses se feront ainsi, que ça vous plaise ou non »

Délibération N° 10 :

Vote Pour.

Délibération N° 11. Désignation d’un membre du Conseil municipal pour autoriser toute demande d’autorisation de construire conformément à l’Art . L.422-7 code de l’urbanisme.

  • Monsieur Le Maire, nous connaissons bien désormais cet article, depuis que les services préfectoraux vous ont contrait de le respecter et ont annulé votre permis, suite à mon intervention auprès du service de la légalité de la préfecture leur signalant une infraction que vous aviez commise.

Nous voterons pour cette délibération, ma collègue et moi-même.

Délibération N° 12 : Vote Pour.

Délibération N° 13 : Réhabilitation de l’école de Laghet par un bail consenti à la SAEM Habitat 06. Demande complèmentaire de subvention,

Vote : Contre. Nous continuons à croire que votre choix, monsieur Le Maire, de déléguer à un office d’HLM la réalisation de 2 logements sociaux est insuffisant pour répondre aux besoins en matière de logements sociaux et inadapté dans ce lieu pour les raisons que nous avons déjà évoquées : l’absence de stationnement, la difficulté de l’accès pour les résidents mais aussi pour les services de secours et l’absence de tout à l’égout. Nous pensons toujours qu’une salle polyvalente pour les trinitaires, les associations et les jeunes, aurait été adaptée aux besoins du quartier et de la commune.

Délibération N° 14 , Nomination de 32 contribuables proposés au directeur des services fiscaux pour la constitution de la commission communale des impôts directs.

Vote Contre :

Liste faite sans appel à la participation de tous, pas d’information à la population de demande de candidature.

Sur la liste des contribuables domiciliés dans la commune, 8 / 12 sont apparentés à des élus de la majorité ou élus eux-mêmes.

La composition de la liste présentée est arbitraire et orientée ; elle n'est pas faite de manière transparente et équitable.

Délibération N° , 15, 16, 17, 18, 19.

Vote : Pour.

Délibération N° 20. Délégation de la maîtrise d’ouvrage. Sécurisation de l’accès à l’établissement multi-accueil intercommunal (crèche) de La Trinité.

Nous votons Contre.

Déjà des suppléments de coût, au projet initial de la crèche, que vous vous êtes empressé de cautionner avant les élections, manifestement à des fins électoralistes, ce qui explique cet ajout improvisé.

Je déplore ces agissements non conformes à la règle de bonne gestion, qui nous conduisent à un surcoût très important de 176 829, 00 € TTC.

D'autre part, les problèmes de fond ne sont pas réglés : le trafic automobile, la pollution, la perte d’une part importante du seul jardin du centre.

J'ajoute que vous écrivez à tord que les élus ont participé, le 27 mars 2008, à la présentation du projet et l’ont validé, ce qui laisserait à penser que tous les élus ont accès au projet. Or c’est faux, nous, élus de l’opposition Indépendante, n’avons pas été conviés à participer à la réflexion.

Délibération N° 21 à 29.

Vote Pour.