vendredi 7 novembre 2008

La Révolution n'est ni à gauche ni à droite, elle est devant nous !



RETRAITES: CAP21 POUR DES ETATS GENERAUX DE LA PROTECTION SOCIALE

Communique de presse

" Dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée nationale a voté, dans le cadre de la Loi de financement de la Sécurité sociale, un amendement visant à autoriser le travail jusqu'à 70 ans. Même si cette possibilité est fondée sur le volontariat et non sur la contrainte, CAP21 dénonce une mesure purement conjoncturelle qui peut certes se justifier au regard des difficultés économiques et sociales inférées des crises actuelles, mais qui, en tout état de cause, élude la problématique plus générale d'une réforme profonde du financement de notre modèle social et des couvertures retraites de base. Pour CAP21, parti cofondateur du Mouvement Démocrate, la majorité présidentielle vient à nouveau de faire la démonstration de sa vision court-termiste s'agissant de notre protection sociale.

Plutôt que d'assumer une "rupture" qui est pourtant revendiquée par la grande majorité des acteurs impliqués, l'Assemblée nationale se contente en fin de compte de reproduire les mesures purement techniques (et socialement injustes) qui ont cours depuis 30 ans, quel que soit la couleur politique du pouvoir en place : au lieu de refondre la logique des mécanismes de financement de nos couvertures sociales, l'amendement en question la reproduit, comme s'il n'existait aucune autre alternative que le prolongement de la durée de cotisation des travailleurs. Pour Benoit Petit, délégué thématique social/société de CAP21, il est plus qu'urgent de tirer les conclusions de l'échec d'un système qui a été mis en place aux lendemains de la seconde guerre mondiale, et qui ne prend absolument pas en compte les bouleversements économiques et sociaux majeurs qui se sont opérés dans les années 1970 et 1980.

CAP21 s'étonne ainsi que la proposition d'instaurer une "TVA sociale" - pourtant une promesse du candidat Nicolas Sarkozy - soit tombée dans les oubliettes gouvernementales alors qu'en Allemagne et au Danemark, cette solution a produit des effets plus que bénéfiques sur la santé financière des couvertures de base. Enfin, CAP21 rappelle que la jurisprudence constante de la Cour de justice des Communautés européennes favorise les couvertures sociales réellement fondées sur le principe de la solidarité nationale, en les préservant notamment de l'application du droit de la concurrence.

La proposition visant à faire travailler plus longtemps les Français en vue de leur faire assumer les coûts sociaux supplémentaires induits par l'activité économique et l'évolution démographique n'est pas une solution acceptable au regard de l'objectif de Justice sociale. Outre le fait qu'elle se révèlera, à court terme, insuffisante pour sauver nos couvertures de base (car très en deçà des besoins sociaux actuels et à venir), elle maintient le système français dans la logique qui le conduit à sa faillite.

L'urgence sociale impose un débat de fond sur la protection sociale et ne peut, en aucun cas, se résoudre par de simples jeux mécano-techniques pris à la va vite. "



Prière de ne l'imprimer qu'en cas de nécessité absolue ( et sur du papier recyclable )

mercredi 5 novembre 2008


De l’usage abusif du « point, à la ligne ! »

Nos articles, publiés dans la « tribune de l’opposition », sont régulièrement la cible des moqueries et autres commentaires dédaigneux de quelques donneurs de leçons de grammaire et d’orthographe.

Certes, nous ne sommes ni la réincarnation de Molière ou de Victor Hugo ni les disciples de Daniel Pennac. Cela dit, à la relecture des « litanies » qui nous sont « servies » toutes les deux semaines dans le bulletin communal, on est en droit de se demander si ceux qui s’amusent à la lecture de nos quelques fautes d’orthographe ne feraient pas mieux de relire leur prose avant de nous « assaisonner » de leurs précieux conseils !

En voici quelques exemples. Cela froissera peut-être certains ; mais comme on dit, « c’est de bonne guerre ! »

Premièrement, la grammaire nous enseigne qu’une proposition subordonnée ne saurait se suffire à elle-même. Or force est de constater que les premières pages du 3V sont constellées de propositions subordonnées formant à elles seules des paragraphes entiers. Pour mémoire, on trouve dans le bulletin n° 170 du 18 avril 2008 la « phrase » suivante : « Surtout si elles sont indignement soutenues par des prétendants en mal croissant de notoriété et de pouvoir. » « Si » étant une conjonction de subordination, cette phrase ne saurait être grammaticalement correcte. D’autre part, le sujet, « elles », désigne des « pratiques belliqueuses », qui ne sauraient « être soutenues », mais plutôt « être mises en œuvre. »

On trouve un peu plus loin « Sauf, bien sûr, celles et ceux qui n’ont aucun avantage à le faire. », paragraphe qui ne saurait avoir de sens en soi.

De la même manière, si on se reporte au 3V n° 176 du 11 juillet 2008, on remarque le paragraphe qui suit : « Des principes qui participent de la faculté, pour une collectivité, de déléguer certaines de ses attributions de droit au profit d’une structure qui en exercerait la gestion en ses lieux et place. » Malheureusement, on ne trouve toujours pas de verbe principal.

On pourrait multiplier les exemples (malheureusement présents dans tous les bulletins que nous avons lus), mais cela s’avèrerait quelque peu fastidieux.

On observe également ça et là quelques incongruités de langage telles que : « S’ils en ont fait une (« de recette ») c’est à leur préjudice, plutôt en valeurs négatives… » Qu’une recette soit « au préjudice de quelqu’un » paraît quelque peu étrange ; si elle est de surcroît « en valeurs négatives », il s’agit bien plutôt d’un « préjudice » proprement dit que d’une recette quelconque !

On rencontre également un curieux futur dans le bulletin n°173 du 30 mai 2008 : « C’est au cours du dix-neuvième siècle que surgiront la plupart des problématiques socio-économiques…… » Le XIXème siècle étant passé et terminé, on pourrait plutôt s’attendre à un passé composé (« qu’ont surgi ») ou mieux, un passé simple (« que surgirent »). D’autre part, le sujet du verbe « surgir » étant « la plupart », il nous semble que le verbe devrait être au singulier.

Ensuite, on observe également un usage abusif du verbe « confronter » en tant que verbe transitif direct (« confronter quelque chose »). Après vérification dans des ouvrages de référence, cette construction n’est pas correcte. On est confronté à quelque chose, ou on confronte une chose avec une autre, mais « on ne confronte pas quelque chose. »

Exemple tiré du 3V n° 174 du 13 juin 2008 : « à ce titre nous confrontons actuellement une difficulté…. » ou encore « aux problématiques que confronte la communauté trinitaire… » dans le bulletin n° 170 du 18 avril 2008.

On nous parle ensuite dans le 3V n°175 du 27 juin 2008 « d’enfants d’âge maternel » ou encore « d’enfants maternels » pour désigner « les enfants fréquentant les écoles maternelles. » Certes, on « se comprend », mais la tournure à de quoi surprendre !

Après vérification, le nom "subséquence" n'existe dans aucun dictionnaire, 3V n° 182 du 31 octobre 2008, page 5 !

On ne saurait faire ici une liste exhaustive des offenses faites à la syntaxe, mais on aura compris qu’elles sont suffisamment nombreuses pour que nos donneurs de leçons orthographiques, grammaticales et autres relisent leur copie avant de nous reprocher quoi que ce soit !

A bon entendeur, salut !

Rainero Gilles

Politique développement durable

Parmi les multiples attentes de changement qu'incarne Barack Obama, il y aussi la politique environnementale américaine fédérale. Georges Bush a incarné jusqu'au bout le refus de signer le protocole de Kyoto. Sur le climat comme sur d'autres sujets environnementaux, quel président sera Barak Obama ?

Gilles

dimanche 2 novembre 2008

Loi création et internet: l'urgence pour éviter la "riposte" européenne

La Révolution n'est ni à gauche ni à droite, elle est devant nous !

Loi création et internet: l'urgence pour éviter la "riposte" européenne

Situation ubuesque: alors que la France subit de plein fouet les conséquences de la crise financière, le gouvernement déclare l'urgence pour "la loi création et internet" pour éviter le désaveu du parlement européen.

Conformément au vote des parlementaires européens, Cap21 rappelle que les FAI (fournisseurs d'accès internet) ne peuvent et ne doivent avoir un rôle de police du web, seule l'autorité judiciaire est compétente en la matière.

Une fois de plus Cap21 constate que les lobbies sont à la manoeuvre auprès de sénateurs qui doivent examiner le texte à partir du 29 novembre, pour empêcher toute évolution du projet vers des solutions alternatives comme proposé par le rapport Thiollière.

Au même titre que la disparition programmée des radios libres, la disparition du cinéma d'auteur et de pans entiers de la culture, la création internet ne peut pas être le domaine réservé des industriels et Cap21 souhaite à l'occasion de ce débat que l'expression "création culturelle" retrouve toute sa valeur et toute sa place.

Prière de ne l'imprimer qu'en cas de nécessité absolue ( et sur du papier recyclable )

samedi 1 novembre 2008

Bonjour à tou(te)s,

Notre référé transfert de compétences a été rejeté sans aucune motivation par le juge comme vous avez pu le constater à la lecture de l’ordonnance reçue .

Grande première juridique ! Par ailleurs, notre requête a été considérée comme recevable; Nous préparons donc un nouveau recours contre l’arrêté de transformation lui-même.

Notre action a eu comme effet collatéral de remettre à plat les statistiques démographiques. Du coup, au lieu des 533070 habitants annoncés par la Préfecture début septembre on en est maintenant à 500264. Ce qui signifie que sans Coaraze ( 654 habitants) la CU est morte ! La stratégie adoptée jusque ici par la municipalité n’a maintenant plus de sens : Coaraze ne peut plus compter sur sa discrétion pour se retirer sur la pointe des pieds de la CANCA, Estrosi ne peut plus se le permettre. Coaraze pour sortir de la CANCA doit être partie prenante d’une redéfinition globale de l’inter- communalité à l’échelle départementale.

Concrètement, cela signifie stopper le rouleau compresseur CU en ne se prononçant pas sur l’arrêté préfectoral et en prenant une délibération tout de suite pour signifier la volonté d’en sortir.

Cela est-il envisageable rapidement ? Les élus de Coaraze doivent trancher

Cordialement

Gilles

vendredi 24 octobre 2008

COMMUNAUTE URBAINE DE NANTES

Way

BusWay : une nouvelle "voie" pour le bus

La Ligne 4 fait appel à un concept innovant, celui du BusWay, une nouvelle technologie de transport en commun circulant sur une voie réservée.

Ce sont 20 autobus articulés au gaz naturel pour véhicules, dotés d'un habillage extérieur gris métallisé avec des liserés jaunes. A l'intérieur : Des aménagements spécifiques pour une ambiance agréable, fonctionnelle, colorée et personnalisée. Une grande accessibilité est garantie pour les véhicules (palettes, plancher bas, portes coulissantes...) et les stations de BusWay (aménagements spécifiques, rampes d'accès). Tous les véhicules sont équipés de rampes sur les portes centrales.

La ligne 4 BusWay en quelques chiffres :
- Place Foch-Cathédrale <> Porte de Vertou en moins de 20 minutes
- 1 BusWay toutes les 3 minutes 30 en heure de pointe
- 6 jours sur 7 de 5h00 à 0h30 et le samedi jusqu'à 2h30
- 15 stations abritées équipées de systèmes d'information en temps réel et de distributeurs automatiques de titres (comme les stations tramway). L'accessibilité des stations est facilitée par une nouvelle organisation des chemins piétons aux abords de la station et par la création d'une zone 30 pour les véhicules.
- 6 Parkings Relais P+R : Grèneraie, Bourdonnières, Civelière, Chapeau Verni et Porte de Vertou, Maraîchers : plus de 1250 places de stationnement gratuit


Ligne 4 BusWay : Mode d'emploi

- Priorité au carrefour ...
- Arrêt à toutes les stations ...
- Accès par les 4 portes ...
- Fermeture centralisée des portes ...
- Affichage des départs proches en station à Duchesse Anne...
- Pas de vente de titre de transport dans le BusWay ...
- Distributeurs de tickets à quai ...

... Comme le tramway


lundi 20 octobre 2008


Prolongement de la ligne 1 du tramway : Les vieux démons de la politique ressortent à Nice


La polémique sur la prolongation éventuelle de la ligne 1 du tramway niçois vers l’Ariane et La Trinité illustre parfaitement la vie politique niçoise et ses travers.

Qu’elle est la problématique ? Les habitants du quartier de l’Ariane et de la commune de La Trinité s’inquiètent de voir sacrifier la prolongation de la ligne 1 du tramway dans leurs secteurs sur l’autel du futur trajet sur la Promenade des Anglais, avec en guise de lot de consolation un TER aménagé …
Tous les ingrédients d’un mauvais feuilleton politique sont présents :


1/ Un candidat à la Mairie qui une fois élu pourrait être tenté par le renoncement à une des ses promesses électorales. Les phrases de Christian ESTROSI prononcées au Palais Acropolis le 7 février 2008 résonnent encore aux oreilles des niçoises et des niçois : Il évoquait alors « la prolongation de la Ligne 1 vers l’hôpital Pasteur dans un premier temps et vers l’Ariane, dans un second temps … ». Beaucoup avaient pris ce « second temps » pour une durée certainement plus courte que ne le pensait le futur premier magistrat. La dialectique a son importance en campagne …

2/ Une opposition de gauche, en mal de sujets de contradiction au Conseil municipal de Nice, qui s’empare avec démagogie du dossier. Une pétition est lancée pour connaître l’avis des niçois …. des quartiers concernés. Lorsqu’on demande à des résidents d’un secteur de Nice leur avis sur une mesure d’amélioration de leur vie quotidienne, le résultat de la consultation ne laisse que peu de place au doute.

3/ Des signaux désastreux en période de crise :
- Crise des « banlieues » : Un jour, à l’ouest de Nice, une Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville lance en fanfare un projet ambitieux de réhabilitation du quartier des Moulins (logement - 546 démolitions, 753 constructions, 500 rénovations -; nouvelles voies de circulation ; nouveaux équipements publics …) un autre jour, à l’est de Nice, un signal négatif est envoyé avec le possible abandon du tramway d’une zone défavorisée au profit d’une ligne sur la promenade des Anglais.
- Crise de structure de l’intercommunalité. La transformation de la communauté d’agglomération (CANCA) en communauté urbaine (CUNCA) pose de nombreuses questions tant sur le plan démocratique qu’en matière de projet de « vivre ensemble ». L’annonce d’un plan ambitieux et coordonné de transport aurait pu servir de démonstration par l’exemple des vertus de l’association de plusieurs communes.

Durant la dernière campagne municipale à La Trinité, nous nous étions prononcé pour « la construction sans délais de la prolongation de la ligne 1 du tramway ». Aujourd’hui ce projet nous semble plus que jamais une priorité.

Blog : www.rainerogilles.blogspot.com

Adresse : rainero.gilles@9online.fr

vendredi 10 octobre 2008

POUR UN REFERENDUM

POUR UN REFERENDUM

Téléchargez la pétition : http://petitionpourunreferendum.blogspot.com

Il existe pour nous un préalable démocratique incontournable, qui est la consultation des populations concernées, à toute décision qui engage la commune d’une manière irréversible.

C’est le respect des citoyens et c’est la loi.

Tous les élus devraient défendre ces principes républicains, c’est le ciment de notre République. Des hommes et de femmes ont payé chèrement la défense de nos droits, faut-il le rappeler ? Aujourd’hui, 190 ans après la création de la commune, nous avons le sentiment d’un renoncement généralisé de la part des élus pro Communauté Urbaine.

Nous voulons rester les acteurs de notre avenir, pas des supplétifs de la grande ville et créer les conditions d’une collaboration équitable entres les communes.

Ceux qui font référence aux lois votées par la gauche ou par la droite, occultent le débat. Auraient-ils oublié le peuple français et ses droits ?

N’écoutez plus les pédagogues du renoncement, ils s’allient à celles et ceux qui prônent la « Participation des citoyens » le temps d’une élection.. Pensez-vous qu’ils soient crédibles ?

Nous sommes en train de collecter les signatures suffisantes pour faire appliquer la loi et engager le débat démocratique.

Nous exigeons des garanties pour la commune et ses habitants.

Des recours sont engagés ; Nous agissons. Et vous ?

samedi 4 octobre 2008

PETITION A L'ADRESSE DU MAIRE


REFERE EN SUSPENSION AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF

Refere-Suspension

Article L. 521-1 du Code de justice administrative

A Monsieur le Président du Tribunal administratif de Nice statuant en référé

POUR : M. Patrice MIRAN, conseiller municipal 756, Chemin du Pioulier 06140 Vence, M. Loïc DOMBREVAL, conseiller municipal, 288, Chemin des Méllières Est 06140 Vence, Mme Laurence IMPERAIRE épouse BORONAD, conseillère municipale 1072, Avenue de Provence 06140 Vence, Mme Catherine LE LAN , conseillère municipale, 2431, Route de Cagnes La Bergerie 28 06140 Vence, Yves ROUSGUISTO, conseiller municipal, 503, Chemin de la Pouiraque 06140 Vence, M. Jean-Antoine BURRONI, conseiller municipal 24, Chemin des Mauberts 06800 Cagnes sur Mer, M. Auguste GUGLIELMAZZI, conseiller municipal 298 avenue du Général de Gaulle,06670 Levens, M. Jean GIRBAS conseiller municipal 2 rue Sublier , 06670 Levens , Mme Marie- Christiane PILLET épouse DEY, conseillère municipale 409 Chemin des Trigands 06640 Saint-Jeannet, M. Eric LALLEMAND, Mas Cabri 57 Chemin de Vallestreche, RAINERO Gilles 27 BD Jean Dominique Blanqui 06340 La Trinité

Demandeurs .

CONTRE: L’arrêté du 16 septembre 2008 par lequel le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur.

A Monsieur le Président du Tribunal administratif de Nice

I - Faits et procédure

CHRONOLOGIE

Par arrêté du 16 septembre 2008, M. le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur.

Cet arrêté s’inscrit dans le cadre du processus de transformation de la CANCA en communauté urbaine.

En droit, l’article L5211-41 du CGCT dispose que « Lorsqu'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre exerce déjà, au lieu et place des communes qui le composent, les compétences fixées par le présent code pour une autre catégorie d'établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, cet établissement peut se transformer, sous réserve qu'il remplisse les conditions de création, en établissement public de cette catégorie par délibérations concordantes de l'organe délibérant et des conseils municipaux des communes membres se prononçant dans les conditions requises pour la création de l'établissement public de coopération intercommunale. »

Il faut donc tout d'abord que la communauté d'agglomération exerce déjà les compétences fixées par le code pour la catégorie d'établissement de coopération intercommunale dans laquelle elle veut se transformer.

Par délibération du 29 août 2008, la CANCA a en conséquence engagé une procédure d’extension de ses compétences sur le fondement des dispositions de l’article L 5211-17 du CGCT au terme duquel « les communes membres d'un établissement public de coopération intercommunale peuvent à tout moment transférer, en tout ou partie, à ce dernier, certaines de leurs compétences dont le transfert n'est pas prévu par la loi ou par la décision institutive ainsi que les biens, équipements ou services publics nécessaires à leur exercice.

Sur la forme, cette disposition ajoute que « Ces transferts sont décidés par délibérations concordantes de l'organe délibérant et des conseils municipaux se prononçant dans les conditions de majorité requise pour la création de l'établissement public de coopération intercommunale. Le conseil municipal de chaque commune membre dispose d'un délai de trois mois, à compter de la notification au maire de la commune de la délibération de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale, pour se prononcer sur les transferts proposés. A défaut de délibération dans ce délai, sa décision est réputée favorable » » et que « Le transfert de compétences est prononcé par arrêté du ou des représentants de l'Etat dans le ou les départements intéressés ».

La CANCA est composée de 24 Communes.

Les conseils municipaux des communes de Villefranche sur Mer, Falicon, Castagniers, Aspremont, Levens, Saint-Jeannet, Colomars, Nice, Saint-Laurent-du-Var, Saint Martin du Var, Eze, Tourette-Levens, Beaulieu-sur-Mer, Vence, Cagnes-sur-Mer, la Roquette-sur-Var, Saint-Blaise, Duranus, la Trinité, Cap d’Ail, Saint André la Roche se sont prononcés favorablement.

Les conseils municipaux des communes de La Gaude et Coaraze se sont opposés au projet d’extension de compétences.

Le conseil municipal de la commune de Saint-Jean-Cap-Ferrat ne s’est à ce jour pas prononcé.

Le Préfet des Alpes-Maritimes a pris l’arrêté étendant les compétences de la CANCA en considérant que les conditions de majorité requises par l’article L 5211-17 étaient remplies.

Or, il est manifeste que les conseils municipaux n’ont disposé ni du délai nécessaire ni des informations minimales requises pour se prononcer valablement sur le projet d’extension des compétences, en violation grave et manifeste des libertés fondamentales que constituent la libre administration des collectivités locales et le droit à l’information des élus.

Il est tout aussi manifeste qu’eu égard à la portée et à la nature des compétences nouvellement transférées, cet arrêté ne pouvait intervenir sans délibérations préalables des conseils municipaux sur leurs conditions financières et patrimoniales et sans consultation du CTP.

Les requérants, sollicitent par le présent recours la suspension de cet arrêté de création en raison de son illégalité.

II- Discussion

L’article L. 521-1 du Code de justice administrative dispose :

« Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ».

Le Tribunal constatera qu’en l’espèce, les conditions d’octroi de la suspension sont réunies à savoir l’urgence (A) et le doute sérieux sur la légalité de la décision (B).

A- Sur le caractère d’urgence

Il résulte de la décision du Conseil d’Etat en date du 19 janvier 2001 (confédération nationale des radios libres, req. N° 228-815) que :

« La condition d’urgence à laquelle est subordonnée le prononcé d’une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision administrative contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requerrant ou aux intérêts qu’il entend défendre ; qu’il en va ainsi alors même que la décision n’aurait un objet ou des répercussions que purement financier ».

Le transfert des compétences qui résulte de l’arrêté préfectoral entraîne des conséquences majeures pour l’ensemble des communes concernées dès lors qu’elle conduit à un transfert de l’ensemble des biens, droits et obligations, ainsi que des services qui y sont attachés.

Ces transferts sont quasiment irréversibles sans désorganisation grave de l’administration publique locale.

Par ailleurs, ainsi qu’il a été indiqué, l’arrêté querellé s’inscrit dans le cadre du processus de transformation de la CANCA en communauté urbaine. Les communautés urbaines du fait de leurs compétences et de leur régime fiscal constituent les EPCI à fiscalité propre les plus intégrés. Elles sont créées sans limitation de durée ni possibilité de retrait pour leurs communes membres.

Il apparaît donc que la condition d’urgence est remplie.

B- Sur le doute sérieux quant à la légalité

L’arrêté du 16 septembre 2008 portant extension des compétences de la communauté d’agglomération de Nice Côte d’Azur sont intervenus ensuite d’une procédure irrégulière méconnaissant tant le principe fondamental selon lequel les conseils municipaux doivent être complètement informés des conséquences de leurs délibérations que les dispositions de l’article L. 5211-17 du Code général des collectivités territoriales.

1. Les modalités de consultation des communes en vue de l’extension des compétences ont été conduites dans des conditions manifestement illégales.

En effet, il résulte des dispositions de l’article L 5211-17 du CGCT que « Le conseil municipal de chaque commune membre dispose d'un délai de trois mois, à compter de la notification au maire de la commune de la délibération de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale, pour se prononcer sur les transferts proposés ».

En conséquence le préfet ne peut pas prendre sa décision avant l'expiration de ce délai de trois mois, sauf si toutes les communes ont délibéré avant son échéance, avant que le terme de 3 mois se soit écoulé et alors même que le projet aurait recueilli la majorité qualifiée requise ( CAA de Paris 2 décembre 2004 – commune de Chennevières-sur-Marne et TA Melun, 25 mai 2000, Cne Chennevières-sur-Marne c/ préfet Val-de-Marne, cité par Circ. min. int., 13 juill. 2000 : Mon. TP 24 nov. 2000, TO, p. 392. – Rép. min. n° 4477 : JO Sénat Q 27 févr. 2003, p. 724 ; Collectivités-Intercommunalité 2003, comm. 93)

En l’espèce, il est constant que le conseil municipal de la commune de Saint Jean Cap Ferrat n’avait pas délibéré à la date à laquelle l’arrêté a été pris.

2. La consultation des conseils municipaux a été par ailleurs conduite dans des conditions méconnaissant le droit à l’information des élus locaux.

Ce droit est une des composantes et des conditions du droit d'exprimer librement son suffrage, qui a lui-même été consacré comme une liberté fondamentale en tant que corrolaire du droit de vote (CE, 7 févr. 2001, Cne Pointe-à-Pitre. – 18 mai 2001, Meyet et Bouget : AJDA 2001, p. 640, chron. M. Guyomar et P. Collin) .

En effet, il a été indiqué aux conseils municipaux dans le cadre d’une charte annexée d’ailleurs aux délibérations qui ont été prises que d’une part les communes restaient « le lieu privilégié pour le maintien et le développement des services publics de proximité au service des populations » et que d’autre part «la communauté urbaine décidait de créer des pôles de proximité ». Cette gestion de la proximité est sensée donner à la communauté urbaine la capacité d’intervenir efficacement et dans les meilleurs délais, dans les domaines qui intéressent au quotidien la population. Ces pôles situés au sein même des communes d’un même secteur, tout en dépendant de la communauté urbaine seront placés auprès des maires concernés qui disposeront d’une délégation de fonction notamment dans le domaine de l’entretien de la voirie, de la propreté e t c…Les personnels transférés à la communauté dans ces domaines poursuivront leur tâche sur place sous la direction de « référents », fonctionnaires communautaires, qui chacun dans leur domaine, prendront l’attache du ou des maires pour définir au jour le jour la meilleure gestion de proximité possible.

A supposer que dans ces conditions les critères d’évaluation des charges transférées correspondent à ceux contenus dans la loi du 13 août 2004 et qu’une réelle mutualisation des moyens puisse être réalisée ( ce qui est l’objectif principal assigné par la loi à ces opérations de regroupement inter-communal) ces affirmations de principe ne pourront être mises en œuvre dès lors notamment que l’article L5211-17 du CGCT dispose que les transferts de compétences entraîne celui des « biens, équipements ou services publics nécessaires à leur exercice » et que l’article L 5211-4-1 dispose que « Le transfert de compétences d'une commune à un établissement public de coopération intercommunale entraîne le transfert du service ou de la partie de service chargé de sa mise en oeuvre. Les fonctionnaires territoriaux et agents territoriaux non titulaires qui remplissent en totalité leurs fonctions dans un service ou une partie de service transféré en application de l'alinéa précédent sont transférés dans l'établissement public de coopération intercommunale. Ils relèvent de cet établissement dans les conditions de statut et d'emploi qui sont les leurs ».

La décision des conseils municipaux a ainsi été prise sur la base d’informations erronées, entachant gravement leur liberté d’expression.

En matière de coopération intercommunale, il convient que les conseils municipaux ne se soient pas «prononcés au vu de renseignements inexacts» induisant une approbation «donnée dans des conditions incompatibles avec la libre expression de leur volonté» (CE, 22 avril 1970, Commune de Saint-Barthélémy et autres, Rec. CE 1970, p. 270 ; CE, 2 oct. 1996, Commune de Poulainville et Commune de Bourg-Charente, Commune de Gondeville, Commune de Mainxe, AJDA 1996, p. 1022 et s., cône/. Touvet L, RFD adm. 1997, p. 1209, note Cammarata et Gaïa).

Cette exigence est d’autant plus forte que la création d’une communauté urbaine constitue un processus largement irréversible qui engage l’avenir des communes et de leurs administrés.

En l’espèce, aucune information permettant un consentement valable des conseils municipaux n’est intervenue

3. Sur l’absence de consultation des Commissions Techniques Paritaires (CTP)

Il n’a été engagé aucune consultation préalable des Commissions Techniques Paritaires respectives des différents Conseils Municipaux alors même que l’article 33 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précise :

« Les comités techniques paritaires sont consultés pour avis sur les questions relatives :

1° A l'organisation des administrations intéressées ;

2° Aux conditions générales de fonctionnement de ces administrations ;

3° Aux programmes de modernisation des méthodes et techniques de travail et à leur incidence sur la situation du personnel ;

4° A l'examen des grandes orientations à définir pour l'accomplissement des tâches de l'administration concernée ;

5° Aux problèmes d'hygiène et de sécurité. Ils sont obligatoirement consultés sur les mesures de salubrité et de sécurité applicables aux locaux et installations, ainsi que sur les prescriptions concernant la protection sanitaire du personnel. Ils sont réunis par leur président à la suite de tout accident mettant en cause l'hygiène ou la sécurité ou ayant pu entraîner des conséquences graves ».

Or, il est incontestable en l’espèce que l’extension des compétences aura des conséquences sur l’organisation et le fonctionnement des administrations intéressées.

De la même manière, les articles 95 à 97 de la loi n° 84-53 demandent l’avis de la Commission Technique Paritaire avant la suppression d’emplois, ce qui est le cas pour les communes affectées par le transfert de compétences.

Dans son arrêt N° 244138, du 22 novembre 2002 concernant la création de la CANCA, le Conseil d’Etat avait pu considérer que « en s'abstenant de définir les modalités selon lesquelles les communautés d'agglomération peuvent disposer des personnels nécessaires à l'exercice de ces compétences, le législateur a nécessairement entendu qu'elles se dotent de ces personnels par les voies de droit commun, c'est-à-dire soit par la création d'emplois soit par la mise à disposition d'agents par des communes membres, le cas échéant après la création de l'établissement » et que « les transferts de personnels au profit d'une communauté d'agglomération résultent de décisions distinctes de l'acte de création et qui peuvent lui être postérieures ; que dès lors, cet acte n'a pas en lui-même à être soumis aux comités techniques paritaires des communes membres »

La Haute juridiction s’était alors fondée sur les dispositions de l’article L 5211-5 au terme dequelles « Le transfert de compétences entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements, et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5./ Toutefois, lorsque l'établissement public de coopération intercommunale est compétent en matière de zones d'activité économique, les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à l'exercice de cette compétence sont décidées dans les conditions de majorité qualifiée requise au II. Il en va de même lorsque l'établissement public est compétent en matière de zones d'aménagement concerté. L'affectation des personnels est décidée dans les mêmes conditions ». L’article L 5211-17 était formulé de manière identique.

Cela étant, la loi n° 2002-276 a abrogé cette disposition des articles L 5211-5 et L 5211-17 et créé un article L 5211-4-1, au terme duquel « Le transfert de compétences d'une commune à un établissement public de coopération intercommunale entraîne le transfert du service ou de la partie de service chargé de sa mise en oeuvre. Les fonctionnaires territoriaux et agents territoriaux non titulaires qui remplissent en totalité leurs fonctions dans un service ou une partie de service transféré en application de l'alinéa précédent sont transférés dans l'établissement public de coopération intercommunale. Ils relèvent de cet établissement dans les conditions de statut et d'emploi qui sont les leurs ».

En conséquence, eu égard au caractère immédiat et global des transferts de compétences résultant de l’arrêté du 16 septembre 2008, les avis susvisés devaient nécessairement intervenir avant la délibération des assemblées, et en tout état de cause, avant l’arrêté du représentant de l’Etat car l’avis des Commissions Techniques Paritaires n’a de sens que dans la mesure où il apporte un éclairage à une prise de délibération et ce, afin de permettre aux conseils municipaux comme au conseil communautaire d’effectuer leur choix en pleine connaissance des enjeux. Il n’a pas pour objet de venir enregistrer une décision déjà prise, or c’est le cas désormais puisque l’arrêté du Préfet engendre un transfert effectif des compétences par application du sixième alinéa de l’article L. 5211-17 et dessaisit ainsi les communes membres des compétences transférées pour leur substituer de plein droit la communauté d’agglomération, dans le cadre des compétences communautaires dans toutes leurs délibérations et dans tous leurs actes.

Dès l’extension des compétences, les communes membres ne sont donc plus compétentes pour empêcher le transfert de personnel, il en résulte qu’une saisine du Comité Technique Paritaire devient alors sans objet. En conséquence, pour répondre à l’esprit de la loi n°84-53 et de donner tout son sens à l’avis émis par le comité, ce dernier doit être saisi et se prononcer avant la délibération acceptant ou rejetant l’arrêté de périmètre de chacune des communes concernées. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le Conseil d’Etat qui, dans sa décision n° 168403 du 11 mars 1998 :

« Aux termes de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984, les comités techniques paritaires sont consultés pour avis sur les questions relatives 1° A l’organisation des administrations intéressées ; 2° Aux conditions générales de fonctionnement de ces administrations (…) ; que la consultation ainsi prévue des comités techniques paritaires, qui a pour objet, en associant les personnels à l’organisation et au fonctionnement du service, d’éclairer les organes compétents des collectivités publiques, doit intervenir avant que ces dernières ne prennent parti sur les questions soumises à cette consultation ».

Dès lors, l’absence de saisine des comités techniques paritaires tend à fausser l’appréciation des assemblées délibérantes et porte atteinte à la légalité des délibérations : « En l’absence d’une telle consultation, préalablement à la délibération du Conseil Municipal, la commune de Rognes n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la délibération (…) » (Conseil d’Etat, Section du contentieux, 11 mars 1998, n° 168403, commune de Rognes c/ Union syndicale CGT.

L’illégalité des délibérations des communes engendrent nécessairement l’illégalité de l’arrêté.

4. L’absence de délibération spécifique concernant le transfert des zones d’activités économiques

La décision en cause porte notamment extension des compétences de la communauté aux matières suivantes :

« 1°) En matière de développement et d’aménagement économique, social et culturel de l’espace communautaire :

a) création, aménagement, entretien et gestion de zones d’activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire et aéroportuaire »

En droit, aux termes de l'article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales: "Le transfert de compétences entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements, et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5. Toutefois, lorsque l'établissement public de coopération intercommunale est compétent en matière de zones d'activité économique, les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à l'exercice de cette compétence sont décidées dans les conditions de majorité qualifiée requise au II. Il en va de même lorsque l'établissement public est compétent en matière de zones d'aménagement concerté ».

Ainsi que l’a relevé la Cour administrative d’appel de Lyon :

« l'article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales institue aussi par son cinquième alinéa un régime particulier pour le transfert des compétences en matière de zones d'activité économique et de zones d'aménagement concerté qui implique que les communes membres d'un établissement public de coopération intercommunale ne puissent lui transférer ces compétences sans que leurs conseils municipaux et le conseil de l'établissement public aient délibéré, dans les conditions de majorité requise et préalablement à l'entrée en vigueur de l'arrêté préfectoral prononçant le transfert, non seulement sur le principe du transfert de ces compétences, mais également sur les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à leur exercice et sur l'affectation des personnels concernés » (CAA Lyon, 10 février 2005, n°03LY01572).

Une telle solution avait déjà été retenue par la Cour administrative d’appel de Marseille et le Conseil d’Etat statuant sur le recours formé à l’encontre de l'arrêté de création par voie de transformation du District de Montpellier en communauté d’agglomération : l’illégalité de celui-ci avait été constatée en conséquence de l'illégalité de l'arrêté ayant préalablement étendu les compétences de l'établissement public de coopération intercommunale transformé sans délibérations préalables sur les conditions de transfert des zones (CAA Marseille, 12 juin 2001, Min. int., district agglomération de Montpellier, préc. supra n° 70. – CE, 29 avr. 2002, district agglomération Montpellier, préc. supra n° 40). L’arrêt du 12 juin 2001 rappelait clairement que :

« (…) il résulte des dispositions de l’article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales que, pour les communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale puissent transférer librement certaines de leurs compétences à cet établissement public, (…) doivent, (…) lorsque les compétences transférées portent sur les zones d’activités économiques ou sur les zones d’aménagement concerté, régler par des délibérations spécifiques, les conditions financières et patrimoniales du transfert des biens immobiliers nécessaires à l’exercice de ces compétences, ainsi que les conditions d’affectation des personnels concernés.

Considérant que le transfert effectif des compétences est prononcé par arrêté du représentant de l’Etat dans le ou les départements intéressés ; que cette décision a pour effet, en vertu de l’article L. 5211-17 précité, de dessaisir, dès son intervention les communes membres de ces compétences et de substituer en la matière, de plein droit, l’établissement public de coopération intercommunale à ces communes dans toutes ces délibérations et dans tous leurs actes ;

Considérant qu’en conférant une telle portée juridique à la décision prise par le représentant de l’Etat, le législateur a entendu permettre à cette autorité, d’une part de se prononcer sur un projet cohérent, en appréciant notamment, lorsqu’il comporte un transfert de compétences en matière de zones d’activité économique et de zones d’aménagement concerté, la consistance des moyens matériels et humains qu’il est envisagé de mettre à la disposition de l’établissement public pour l’exercice de ces compétences, sur lesquelles les communes membres ne pourront plus légalement délibérer par la suite, d’autre part, de permettre à cet établissement public, d’exercer de manière effective lesdites compétences, dès l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral ; qu’il en résulte que le transfert de compétences décidé en matière de zone d’activité économique ou de zones d’aménagement concerté ne peut être légalement prononcé par le représentant de l’Etat dans le département que si ces délibérations spécifiques portants sur les biens immobiliers ont été préalablement prises, selon les modalités prévues par le cinquième alinéa de l’article L. 5211-17 précité »

Et dans son arrêt N° 244138, du 22 novembre 2002 concernant la création de la CANCA, le Conseil d’Etat n’avait écarté un tel moyen qu’au motif que « les transferts de biens et de personnels relatifs aux zones d'activité économique et aux zones d'aménagement concerté reconnues d'intérêt communautaire sont décidés par les communes membres, dans les conditions de majorité requises pour la création de l'établissement, au plus tard à la date de reconnaissance de l'intérêt communautaire ». Cette solution a été d’ailleurs consacrée s’agissant des communautés d’agglomération dès lors que cette question ne peut être tranchée qu'après que le conseil communautaire a déterminé celles de ces zones qui sont d'intérêt communautaire (CE, 18 déc. 2002, Cne Hyères-les-Palmiers : Juris-Data n° 2002-243453 ; Collectivités-Intercommunalité 2003, comm. 67, note J. Moreau).

Dès lors, il apparaît que :

1° Une délibération spécifique aurait du intervenir dans chaque conseil municipal concerné au vu d’établir les conditions dans lesquelles celles-ci peuvent être transférées et ce dans les modalités de consultation prévues au II de l’article 5211-5 du Code Général des Collectivités Territoriales.

2° Le transfert de compétences étant effectif lors de l’arrêté d’extension, ces délibérations auraient du intervenir avant la promulgation de l’arrêté par le Préfet.

Or, il apparaît qu’aucune délibération spécifique n’est intervenue, entachant d’irrégularité l’arrêté du Préfet.

Cette irrégularité, résultant de la méconnaissance avérée d’un texte particulièrement clair et explicité par une jurisprudence constante et bien établie est pour le moins de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

5°) La non atteinte du seuil de population nécessaire au passage en Communauté Urbaine

Pour passer en communauté urbaine une communauté d’agglomération doit atteindre le seuil de population légale de 500000 habitants (l’article. L5215-1.du Code des Collectivités Territoriales). La notion de population légale est utilisée en droit. Au sens large, elle désigne l'ensemble des chiffres officialisés. Dans un sens plus restreint, elle désigne pour une commune, la population totale .La population totale est celle qui est prise en compte dans l'application des lois et des règlements aux collectivités (en particulier pour les questions budgétaires et fiscales article R2151-2 du code des collectivités territoriales). La loi du 27 février 2002, relative à la démocratie de proximité, a modifié en profondeur les méthodes de recensement. Depuis janvier 2004, le comptage traditionnel est remplacé par des enquêtes de recensement annuelles.
Les communes de moins de 10 000 habitants continuent d'être recensées exhaustivement, comme lors des précédents recensements mais une fois tous les 5 ans au lieu de tous les 8 ou 9 ans.
Les communes de 10 000 habitants ou plus font désormais l'objet d'une enquête annuelle mais auprès d'un échantillon de 8 % de la population, dispersé sur l'ensemble de leur territoire. Au bout de 5 ans, tout le territoire de ces communes est pris en compte et les résultats du recensement sont calculés à partir de l'échantillon de 40 % de leur population ainsi constitué.
À partir de la fin de l'année 2008, à l'issue des cinq premières enquêtes de recensement, l'Insee publiera pour la première fois la population légale de chaque commune, puis, à partir de 2009, les résultats statistiques complets sur les habitants et leurs logements. Cependant, avant 2008, l'Insee diffuse des résultats provisoires issus des enquêtes annuelles de recensement. Toutefois, jusqu'à la publication du premier décret d'authentification des populations légales issues du recensement rénové, les populations authentifiées en 1999 (ou à la suite de recensements complémentaires) restent en vigueur. Tout juste peut-on considérer que le traitement statistique des enquêtes annuelles de recensement dans les villes de plus de 10000 habitants début 2008 par l’INSEE constituent une information permettant d’anticiper les résultats du futur recensement avec une marge d’erreur de 0.75 % pour une population de 500000 habitants par rapport à un recensement classique (cf. www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/demo/documents/Leger_Raulot.pdf). On peut ainsi estimer la marge d’erreur des estimations produites autour de 2 %. ( le 1 % de marge retenu par l’INSEE pour toutes ses enquêtes + les 0.75 liés à la nouvelle technique de recensement).

Dans cette optique, sur le territoire de la CANCA, seules les données issues du recensement de 1999 pour les communes de moins de 10000 habitants peuvent ainsi constituer une base d’évaluation sérieuse de la population totale, même si légalement seuls les chiffres de 1999 sont à prendre en compte jusqu’à la publication du décret d’authentification. En utilisant donc ces seuls chiffres on obtient pour la CANCA une population de 498822 ( marge d’erreur 1.75 %) contre 533070 en utilisant les résultats provisoires 2008 des enquêtes annuelles de recensement alors que la population légale est de 484877.

On peut dès lors considérer que le seuil de 500000 habitants prévu par l’article. L5215-1.du Code des Collectivités Territoriales a été ignoré par Mr le Préfet des Alpes Maritimes .

Par ces motifs,

Les requérants concluent qu’il plaise au Tribunal administratif :

-de suspendre l'arrêté du Préfet des Alpes-Maritimes en date 16 septembre 2008 par lequel le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur ;

-de lui allouer sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative, la somme de 3 000 euros.

Avec toutes conséquences de droit.

A Vence, le 29 septembre 2008

Signatures

Patrice MIRAN : Loïc DOMBREVAL :

Yves ROUSGUISTO : Catherine LE LAN :

Jean-Antoine BURRONI : Auguste GUGLIELMAZZI :

Jean GIRBAS : Marie- Christiane PILLET ép. DEY :

Eric LALLEMAND : Anny BRIZZI :

Laurence IMPERAIRE ép. BORONAD : RAINERO Gilles :

Bordereau des pièces communiquées

Pièce n° 1 – Arrêté préfectoral en date du 16 septembre 2008 par lequel le Préfet des Alpes-Maritimes a procédé à l’extension des compétences de la communauté d’agglomération Nice- Côte- d’Azur.

mercredi 17 septembre 2008

MOTION A L’ADRESSE DU MAIRE DE LA TRINITE

MOTION A L’ADRESSE DU MAIRE DE LA TRINITE

Considérant que la transformation envisagée en communauté urbaine de la communauté d’agglomération Nice Côte D’azur aurait pour conséquence une modification radicale des conditions dans lesquelles la ville de la Trinité est aujourd’hui administrée, celle-ci ne pouvant plus alors exercer sa liberté que dans le cadre de simples compétences de proximité en raison de la nature et de l’ampleur des attributions dont la loi prévoit le transfert obligatoire à la communauté urbaine.

Considérant que la transformation envisagée aurait également pour effet de modifier en l’altérant la portée du vote local des trinitaires en ce que, contrairement au conseil municipal, l’instance communautaire qui présiderait alors aux destinées essentielles de la ville serait constituée d’élus au suffrage indirect seulement.

Considérant que ces modifications d’importance seraient de surcroît définitif, la loi interdisant à une commune membre d’une communauté urbaine de s’en retirer,

Le conseiller municipal soussigné : RAINERO Gilles,

Estime que les trinitaires doivent être pleinement informés des conditions et conséquences de l’adhésion de la ville à la communauté urbaine envisagée,

Juge indispensable et légitime que, devant l’importance des modifications que cette adhésion entraînerait de manière automatique et irréversible, les trinitaires puissent exprimer leur volonté collective dans un cadre légal et incontestable,

Rappelle les dispositions de l’article L2141-1 du Code général des collectivités territoriales selon lesquelles

« le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celle-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales, est un principe essentiel de la démocratie locale »

Demande en conséquence au maire de proposer au conseil municipal de soumettre à un référendum local, tel que prévu par les articles LO1112-1 et suivants du Code général des collectivités territoriales, l’adhésion éventuelle de la ville de la Trinité à la communauté urbaine qui pourrait se substituer à la communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur.

Fait à la Trinité, le 11 septembre 2008,

RAINERO Gilles Bousquet Anna

POUR L’ORGANISATION D’UN REFERENDUM

APPEL AUX TRINITAIRES

POUR L’ORGANISATION D’UN REFERENDUM SUR L’ADHESION EVENTURELLE DE LA VILLE A LA COMMUNAUTE URBAINE DU GRAND NICE

La TRINITE doit continuer d’exister

La communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur (C.A.N.C.A.) a décidé de se transformer en communauté urbaine dès le 1er janvier prochain, avec l’aval du maire de la TRINITE.

En même temps que le patrimoine de la ville, c’est l’ensemble des principales prérogatives que celle-ci exerce aujourd’hui sous le contrôle direct des trinitaires qui serait transféré à la communauté urbaine, comme par exemple le droit des sols. Autrement dit, la Trinité ne serait plus en quelque sorte qu’un quartier de Nice et c’est Nice qui déciderait de ce qui se fera à la Trinité (Prison, H.L.M., etc….)

La démocratie doit continuer de vivre à la Trinité

C’est pourquoi, indépendamment de l’avis que chaque citoyen peut porter sur cette transformation juridique du statut de notre commune, il nous paraît nécessaire qu’une campagne d’information soit lancée et qu’un référendum droit de local soit organisé, comme la loi en donne la possibilité au maire, pour décider ou pas de l’adhésion de notre ville à la communauté urbaine niçoise.

Monsieur Jean Louis SCOFFIE a fait savoir par voie de presse qu’il se positionne en faveur de la C.U, il refuse aux trinitaires le s’exprimer sur ce sujet. Il nous appartient de l’y contraindre en rassemblant sous forme de pétition les demandes de 1/5ème des 6844 électrices et électeurs Trinitaires donc à peu près 1369 électeurs. C’est ce qu’ensemble nous sommes déterminés à faire, pour que vive la Trinité et pour que vive la démocratie.

www.rainerogilles.blogspot.com.

Élus d’Opposition (S-E), Ensemble pour La Trinité.

Anne-Marie Bousquet et Gilles Rainero.

lundi 8 septembre 2008

VIVRE ENSEMBLE POUR LA TRINITE

VIVRE ENSEMBLE POUR LA TRINITE

CLOTURE DE L'UNIVERSITE D'ETE 2008

Clôture de l’Université de rentrée du MoDem

François Bayrou, qui aspire à être le pivot de l’opposition à Nicolas Sarkozy, a appelé dimanche les socialistes à se rapprocher du MoDem pour réussir l’”alternance” en 2012, en clôturant l’université d’été de son parti à Cap Estérel, près de Saint-Raphaël (Var).
“Le jour où la question de l’alternance sera à l’ordre du jour, la question sera celle de l’efficacité”, car “toute victoire électorale suppose des rassemblements”, a déclaré l’ex-candidat à la présidentielle, devant plus de 2.000 militants.
“Le rassemblement suppose (..) d’accepter la différence” et “s’il le faut la concurrence”, a lancé le président du Mouvement Démocrate (MoDem) dans un message aux socialistes, sans les nommer.
“Nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s’agira de construire ensemble”, a-t-il déclaré. “Je sais bien qu’il n’est pas facile de passer des frontières, mais c’est en passant des frontières qu’on bâtit des pays pionniers”.
Tout au long de cette “université de rentrée”, le leader centriste a voulu se poser en principal opposant à Nicolas Sarkozy, à la place d’un Parti socialiste qu’il juge englué dans une “crise de fin de cycle”, sans leader et avec une “idéologie d’un autre temps”.
Les propos du député européen Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, évoquant vendredi dans Libération la possibilité d’un “contrat de gouvernement” avec le MoDem, sont tombés à point pour celui qui ambitionne de “faire bouger les lignes” politiques.
Parmi les principaux invités à Cap Estérel figuraient l’ancien ministre PS des Affaires étrangères Hubert Védrine, ainsi que la romancière Fred Vargas, très engagée dans le mouvement de soutien à l’ex-membre des Brigades rouges Cesare Battisti.
Le député des Pyrénées-Atlantiques s’en est pris de façon très offensive à la politique de Nicolas Sarkozy. “La République en France, elle est de moins en moins démocratique, de moins en moins laïque et de moins en moins sociale”, a-t-il déclaré dimanche, dénonçant une “régression”.
Celui qui veut faire du MoDem une “force de résistance”, avec des socialistes mais aussi des gaullistes, a dénoncé l’”injustice” et l’”arbitraire” de nombreuses décisions (affaire Tapie, fichier Edvige, financement du RSA), citant le limogeage du chef de la sécurité en Corse pour “crime de lèse-pelouse de copain de sa majesté” et a regretté une “extraordinaire ambiance de cour”.
En 2012, “les Français chercheront une société humaniste pour prendre la place de la société d’injustice” du pouvoir actuel, a-t-il affirmé, en dressant les grands axes du “projet de confrontation” autour duquel, veut-il croire, se rassembleront “une majorité de Français”.
Ce projet devra favoriser la “création” au niveau des entreprises, des chercheurs et des artistes, comporter “une réforme fiscale de grande ampleur qui favorise l’initiative et le risque” et instaure le “prélèvement à la source” de l’impôt sur le revenu, a-t-il dit.
Il devra viser “une société juste”, en se concentrant sur “l’école” avec “un effort national sur le plus jeune âge dans les milieux fragiles”, ainsi qu’une “société durable” avec, pour réduire la dette publique, un nouvel objectif pour le déficit public, de 1,5% du PIB au lieu de 3%. “C’est le chiffre à partir duquel la dette n’augmente plus”, a-t-il calculé.
Il a aussi repris les principaux thèmes de sa campagne en 2007: “séparation des pouvoirs”, “loi électorale juste”, indépendance des médias et de la justice.

(Source AFP)

jeudi 4 septembre 2008

MA POSITION SUR LE PASSAGE EN COMMUNAUTE URBAINE,

Que je partage avec, La liste Union MoDem 06

www.union-modem06.com

Le passage de la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur (CANCA) en Communauté Urbaine mérite mieux qu’un débat à la va-vite.

La politique du fait accompli, imposé aux communes et aux citoyens sans consultation en profondeur, peut conduire à des dérives et aboutir dans la réalité à un véritable recul démocratique.

La transformation de la CANCA en Communauté Urbaine entraînerait le doublement de la dotation de l’Etat pour échelon territorial qui regroupe 24 communes. Cette carotte financière est tentante et mérite bien évidement d’être étudiée, mais elle ne saurait justifier à elle seule une marche rapide et forcée vers ce changement de statut qui sera dans les faits irréversible.

L’argument principal développé pour plaider cette accélération de tempo réside dans le risque de voir au-delà du 1er janvier 2009 un texte de loi modifier à la baisse cette dotation financière. La plaidoirie peut paraître recevable, mais démontre également à l’inverse, en ces temps de rigueur budgétaire, qu’aucun financement n’est pérenne et ne saurait donc constituer une motivation unique et décisive.

Les répercussions de cette transformation ne sont pas négligeables en matière de compétences (voirie communale, parcs de stationnement, urbanisme en particulier) et la crainte de certaines communes parait légitime. Comme pour les motivations financières, ces transferts de compétences ne sauraient constituer à eux seuls un argument décisif pour se prononcer pour ou contre la transformation en Communauté Urbaine.

Compte tenu du calendrier imposé, il est urgent que les élus retrouvent un sursaut démocratique et exigent deux conditions indispensables pour réaliser une éventuelle transformation de Communauté d’Agglomération en Communauté Urbaine :

1/ La présentation d’un véritable projet structurant pour la Communauté Urbaine

2/ La consultation démocratique des habitants des 24 communes concernées.

Nos concitoyens gardent en mémoire les promesses faites lors de la création de la CANCA et les remarques ultérieures de la Cour régionale des comptes qui dénonçaient, quelques années plus tard, l’inflation des frais (notamment de personnel) généré par cette nouvelle institution. L’organisation territoriale française est pléthorique (Communes, Conseil général, Conseil régional, intercommunalités). Prenons garde à ne pas créer une nouvelle usine à gaz, sans véritable projet, sans adhésion des populations concernées.

La liste Union MoDem 06

www.union-modem06.com